8 septembre 2016

Le vieux saltimbanque - Jim HARRISON

Editions Flammarion
Parution : 7 septembre 2016
148 pages
Titre original : The ancient minstrel
Traduction : Brice Matthieussent

Ce qu'en dit l'éditeur :

Dans l’avant-propos de ce dernier livre publié début mars 2016 aux états-Unis, moins d’un mois avant sa mort, Jim Harrison explique qu’il a décidé de poursuivre l’écriture de ses mémoires sous la forme d’une fiction à la troisième personne afin d’échapper à l’illusion de réalité propre à l’autobiographie.
Souvenirs d’enfance, mariage, amours et amitiés, pulsions sexuelles et pulsions de vie passées au crible du grand âge, célébration des plaisirs de la table, alcools et paradis artificiels, Jim Harrison, par la voix d’un écrivain en mal d’inspiration, revient sur les épisodes les plus saillants de sa vie.

 Ce que j'en ai pensé :

J'avais vraiment hâte de découvrir le dernier opus de Jim Harrison, posthume puisqu'il est décédé en mars 2016, et à plus forte raison parce qu'il y sonnait une bonne part d'autobiographie.

Sauf...

Que si le bouquin est extra (et en plus, j'ai pu l'obtenir en librairie avant la date officielle) parce qu'on retrouve ce personnage hors norme, truculent, porté sur la quéquette (et ses problèmes d'érection), sur la picole, sur les oiseaux et les paysages fascinants de l'Amérique....

Ça a franchement un goût de réchauffé ! On a sous les yeux les mêmes anecdotes qui ont été distillées dans les magazines littéraires (et notamment, d'après mon souvenir, dans un pas si vieux numéro de Lire) et au cours d'interviews...

A croire que la maison d'édition a juste voulu faire un bon coup éditorial mais honnêtement, il m'a été difficile de savoir quelle était la vraie part qu'avait pu prendre JH dans cette pseudo autobiographie (ou compilation de quelques souvenirs) : le prologue et l'épilogue en italique, la totalité du bouquin ? Le "il" de la narration est selon Big Jim le moyen de se démarquer de l'exercice autobiographique, sans doute de manière à se poser en observateur extérieur à sa propre vie. Il est vrai que ça accentue le côté "roman" sans poser de problème à la lecture mais ça donne parfois l'impression d'un article de journaliste.

A noter à ce propos, un excellent article de Jim Fergus, l'auteur de Mille femmes blanches, dans le dernier magazine L'Express qui dresse un portrait à la fois mélancolique et joyeux de Jim Harrison, en tout cas plein d'admiration et d'amour !

J'ai donc été un tout petit peu déçue par cet ouvrage un peu trop mince, j'ai eu l'impression d'une sorte d'arnaque pour les fans (qui eux, les vrais, doivent déjà connaître l'histoire de l'élevage de cochons...) et j'aurais sans doute aimé encore plus d'anecdotes ! Mais ça m'a plu quand même, dans le fond ;o)

(Je sais, je ne suis pas tendre, mais je dis comme je pense !)




4 commentaires:

  1. C'est le risque, on va chercher à épuiser le filon maintenant que ce grand monsieur est décédé.

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  2. Bon, hier au festival America, j'étais décidée pour lire du Jim Harrison, et j'ai acheté sur les conseils d'une lectrice Dalva : je ne regrette pas de ne pas avoir choisi celui là.

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  3. @Laure Je veux le lire aussi ! Il semble que ce soit un très bon choix !
    @Marie-Claude et @Jérôme Il est bien quand même ce bouquin même s'il ne donne rien de bien "inédit", je ne suis pas négative à son propos...juste un peu déçue ?

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