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Retour à Oakpine - Ron CARLSON

Editions Gallmeister
Parution : 11 février 2016
Titre original : Return to Oakpine
Traduction : Sophie Aslanides
288 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
La petite ville d’Oakpine, au cœur des magnifiques paysages du Wyoming, offre une vie paisible à ses habitants. Et c’est à cela qu’aspire Jimmy, 50 ans, atteint du sida. Devenu un écrivain renommé à New York, il souhaite désormais retrouver sa ville natale pour y passer les derniers mois de sa vie, et renouer avec ses parents. Il découvre que le destin vient de réunir à Oakpine ses trois meilleurs amis d’enfance : Craig, Frank et Mason. Chacun a fait son chemin, construit une vie, mais tous se trouvent aujourd’hui à un tournant de leur existence. Petit à petit, au gré de ces retrouvailles, les quatre hommes vont se rendre compte que leur amitié est la meilleure arme pour effacer les fantômes du passé et affronter les obstacles du présent.
Avec pour décor des images lumineuses et émouvantes de l’Ouest américain, Ron Carlson dépeint toute l’humanité de ses personnages et offre un portrait bouleversant de l’amitié, dans un nouveau roman qui confirme son infini talent à sonder les âmes.


Ron Carlson est né en 1947 en Utah et a grandi à Salt Lake City. Après des études de lettres, il devient professeur dans le Connecticut puis à l'université d'Arizona où il commence à enseigner le creative writing avant de devenir directeur de ce département. Il enseigne aujourd'hui la littérature à l'université de Californie. 



Ce que j'en ai pensé : 

Premiers chapitres décevants...je les ai lus sans ressentir d'empathie pour les personnages évoqués, à part peut-être pour Craig ou pour son fils...Même Jimmy, malade, n'attire pas spécialement la compassion. D'ailleurs, avant que je n'abandonne le roman à la page 153, il n'est dit nulle part qu'il est atteint du sida, bizarre non ?

Pourtant, j'ai cru que j'allais me suis laisser prendre au piège de ce portrait d'une bande d'amis, devenus quinquagénaires, à l'évocation de cette petite ville du Wyoming, à ce parfum de nostalgie que dégage le roman. Mais justement, la nostalgie emporte tout sans qu'il ne paraisse rien en sortir de positif, pas de gaieté, chaque évocation de souvenir semblant au contraire infuser de la tristesse.

Alors on pourrait penser que la perspective de perdre un ami secoue tellement cette ex-bande de potes que cette tristesse est voulue par l'auteur ? Sauf que seuls deux d'entre eux évoquent vaguement la perspective d'une visite au malade à la page 152 ! Super les copains !!
Bref, ça m'a achevée !

A noter : page 40, une phrase incompréhensible (erreur de traduction ?) sur laquelle j'ai dû revenir plusieurs fois avant de renoncer :

"Le miroir biseauté se composait de trois grands panneaux ; sur le bord supérieur du panneau central, trois trous causés par des tirs datés de la préhistoire, même s'ils étaient concluaient un millier d'histoires, qui toutes tournaient autour de féroces jalousies et d'erreurs sur la personne, et qui toutes passaient pour vraies et très récentes, on le jurait."

Un roman qui ne m'a pas touchée, pas émue, et que je garde pour plus tard, persuadée qu'on est quelquefois moins réceptifs à certaines histoires qu'à d'autres moments ou qu'on attend trop d'un roman...dommage !




Le signal - Ron CARLSON

Editions Gallmeister
Parution : Janvier 2011
Titre original : The signal
Traduction : Sophie Aslanides
232 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :


Pour la dernière fois, Mack et sa femme Vonnie partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Enlisé dans les dettes, l'alcool et les trafics, Mack a peu à peu contraint Vonnie à renoncer à l'amour profond qui l'avait attirée vers l'Ouest, et la jeune femme a refait sa vie. Cette randonnée est un moment de complicité retrouvée, une ultime occasion de se révéler l'un à l'autre. Pour Mack, cette expédition est aussi la dernière mission qu'il exécute pour le compte d'un intermédiaire douteux afin de sauver son ranch de la faillite. Au cœur des vastes étendues sauvages, guidé par un faible signal GPS, il doit retrouver une mystérieuse balise égarée lors d'un survol de la région. Mais cette mission se révélera bien plus périlleuse que prévu.


Ron Carlson est né en 1947 en Utah et a grandi à Salt Lake City. Après des études de lettres, il devient professeur dans le Connecticut puis à l'université d'Arizona où il commence à enseigner le creative writing avant de devenir directeur de ce département. Il enseigne aujourd'hui la littérature à l'université de Californie.


Ce que j'en ai pensé :

Six jours pour se dire adieu. Six jours pour une virée en forêt et un peu de pêche à la truite.
Six jours, six chapitres, pour un roman qui accélère progressivement le rythme, qui gagne en intensité, transformant ce coin idyllique du Wyoming en piège dangereux.

Dans des paysages magnifiques, au milieu des prairies ou des pins centenaires, on croise certes quelques truites fario sauvages, des cerfs, un bouvillon, des ados en vadrouille mais aussi deux braconniers pas sympas du tout et un avion salement amoché.

De belles pages de nature writing, une course-poursuite implacable, un couple dont la complicité n'a pas empêché la séparation, des souvenirs égrenés, l'hommage d'un fils à son père, voila ce qui nourrit ce roman !!

Avec des personnages attachants (j'ai beaucoup aimé Mack et ses remords, ses erreurs, son caractère obstiné, sa façon de conter l'histoire du "cannibale" et des oies, son amour sincère pour Vonnie) et une narration souvent poétique (les descriptions de la partie de pêche donneraient envie de plonger sa canne dans un lac de montagne), Ron Carlson construit un chouette roman qui m'a donné très envie de lire Cinq ciels ou Retour à Oakpine.
collection Totem
parution : 30 aout 2012
240 pages