9 novembre 2017

Ils ont voulu nous civiliser - Marin LEDUN

Editions Flammarion - Collection Ombres Noires
Parution : 11 octobre 2017
240 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Thomas Ferrer n’est pas un truand. Pas vraiment. Les petits trafics lui permettent de sortir la tête de l’eau, même si la vie n’a pas été tendre avec lui. De petits larcins en détournements de ferraille, le voilà face à face avec un truand, un vrai cette fois. Celui-ci, laissé pour mort par Ferrer, embarque deux frères assoiffés de vengeance à la poursuite de son agresseur. La traque sera sans pitié, alors qu’une puissante tempête s’abat sur la région.

Une histoire envoûtante où les éléments se déchaînent en même temps que les passions, au service d’une profonde humanité.

Ce que j'en ai pensé :

Janvier 2009. Dehors, la tempête Klaus se prépare, commence à hurler, à déraciner les pins de ce coin des Landes.
Il y a Ferrer, le truand à la petite semaine , voleur de canards et de poulets ; il y a Baxter, le "surfeur" épaulé par "les frères" dans toutes les combines, et il y a "l'Alezan", 80 ans, ancien de l'Algérie, aigri, bûcheron abruti, et un paquet de pognon.

Noir c'est noir. 
Mais ça bouge ! Aucun temps mort dans cette course-poursuite qui pourrait être un presque huis-clos entre ces types qui cherchent à se venger et qui sont bien décider à ne pas transiger.
Des personnages au cordeau, chacun ses failles et aucun jugement de valeur de la part de l'auteur qui nous les présentent, tous cabossés par quelque chose (un passé difficile ou une absence d'avenir, un présent bancal qui recuit haine et douleurs), mais tous tellement humains !

Ça se lit aussi vite que les pins tombent sous l'assaut de la tempête ou que les balles fusent et on regrette d'être déjà à la dernière page parce qu'on aurait bien volontiers voulu en savoir un peu plus sur "l'Alezan" (sacré personnage !) et qu'on apercevait peut-être le début d'une rédemption pour Thomas Ferrer.


"Ferrer mesura sa vanité. Il se dit que quelqu'un, celui qui présidait à cette tempête de tous les diables, là-haut ou en enfer, devait bien se marrer en l'observant, humilié de la sorte, rabaissé au rang de bête luttant pour sa survie. Voilà. Fin de l'histoire pour une poignée de billets de banque."

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