20 juillet 2013

Cet été là - Véronique OLMI

C'est le titre qui m'a attirée d'abord, Cet été-là...et l'histoire de ces couples qui se retrouvent comme tous les ans au 14 juillet dans la maison de Normandie de l'un d'eux, socialement bien établis mais au bord de la séparation. Il y avait aussi la promesse de secrets dévoilés, ceux que l'intime chasse et enfouit pour ne pas craqueler le vernis social.



Denis et Delphine sont riches, et leur maison semble un refuge pour protéger leurs amitiés, leur vie facile et enviable. A côté d'eux, il y a Lola l'ex-reporter de guerre qui amène chaque année en Normandie un nouvel
amant qui ne dure jamais plus longtemps que le feu d'artifice de ces 14 juillet ; il y aussi Marie et Nicolas, elle l'actrice sur le retour qui n'a jamais percé et à qui on commence à proposer des rôles de grand-mère, et lui, souffrant de la hanche, prof qui traîne comme un remords la mort d'une collègue.
Il y a Jeanne, la fille de Denis et Delphine, ado aux portes de sa vie de femme, qui amène au milieu de cette troupe, Dimitri, l'intrus, le personnage qui bouscule le bon ordonnancement ; Dimitri qui annonce la
mort du grand pin du jardin, Dimitri qui fait remonter les culpabilités de chacun, ses angoisses : le deuil, la séparation, l'amitié et ses non-dits, la peur de l'inconnu.





J'ai lu ce roman très vite, mais j'ai été constamment gêné par les dialogues que j'ai trouvés parfois empesés, parfois confus (il me fallait les relire pour comprendre qui parlait !). J'ai déploré aussi que les sentiments ne soient pas plus creusés, plus développés. J'ai eu l'impression que ça manquait de profondeur, qu'il y avait encore à écrire sur les ressentis (les scènes où, notamment, Denis et Delphine tentent de s'approcher, de renouer le contact, de parler de leurs sentiments...chaque fois arrive sur la scène un des autres personnages, et parfois, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, une "sortie"facile pour ne pas approfondir..).
Je reste donc sur une impression mitigée, il m'a manqué des détails ; j'aurais aimé que les caractères a priori riches des protagonistes soient plus exploités et que la fin soit moins floue. J'ai eu l'impression d'un roman écrit trop vite, sans doute un peu bâclé, et pour le coup, moi qui souhaitais rapidement lire Le premier amour, je suis moins enthousiaste. 

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