14 avril 2015

La voix - Arnaldur INDRIDASON

titre original : Röddin
traducteur : Eric Boury
éd Métailié - 336 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

 Le Père Noël a été assassiné juste avant le goûter d’enfants organisé par l’hôtel de luxe envahi de touristes, alors s’il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C’est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d’année, il s’installe à l’hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu’Erlendur lui raconte ses secrets. Le Père Noël était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, la veille on lui avait signifié son renvoi. Mais il n’avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d’un autre monde, ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils. Un roman dense et fort qui émeut profondément.

titre original : Einvígið
traduction : Eric Boury

Ce que j'en ai pensé :

Les trois précédents polars d'Indridason que j'ai lus m'ont tellement conquise que j'ai décidé de tous les lire ! Pas forcément dans l'ordre puisque mes lectures précédentes m'ont montrées qu'on pouvait s'en dispenser sans pour autant se perdre.

Revoilà donc une enquête de ce drôle d'Erlendur ! La troisième en théorie. On retrouve le policier, toujours aussi solitaire, toujours en proie avec ses propres démons, et sa fille Eva Lind qui tente de se remettre d'une fausse couche et de sortir de la drogue. L'histoire se déroule à la manière d'un huis-clos : Erlendur ne quitte pratiquement pas l'hôtel où on a retrouvé un Père Noël assassiné, se cloître dans une chambre glaciale et reconstitue le puzzle...

Il y est question de prostitution de luxe, de perversion pédophile, de 45 tours rares et chers, et comme d'habitude, de solitude et de détresse. Celle d'Erlendur, de sa fille, de ce petit chanteur oublié, de cette femme biologiste trompée par son mari, de cette femme de ménage et de son frère drogué...
Un drôle de Noël islandais, sombre et triste, où le passé pèse, mais un polar passionnant encore !

(Mes autres critiques sont
)

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