28 janvier 2016

J'ai toujours ton coeur avec moi - Soffia BJARNADOTTIR

éd Zulma - 7 janvier 2016 - 144 pages
Titre original : Segulskekkja
Traduction : Jean-Christophe Salaün

Ce qu'en dit l'éditeur :
Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey.
Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur... Qui tous portent la promesse d'une singulière renaissance.
Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée.

 Soffía Bjarnadóttir a grandi à Reykjavík. 
J’ai toujours ton cœur avec moi est son premier roman.

Ce que j'en ai pensé :
Roman du deuil et de la résilience, J'ai toujours ton cœur avec moi évoque les relations mère-fille au travers d'une quête de soi, dans le souvenir et dans ce qui pourrait s'apparenter à de la nostalgie. Fine et poétique, l'écriture de l'auteur restitue les questionnements mais elle étonne : il est question de lombrics, de mouches noires et d'une plume collée à la fenêtre, d'une tête dans un congélateur et d'une maison jaune dans un fjord.
Un texte à la fois triste et un peu "barré" comme s'il fallait contrer la douleur (et la reproduction à l'identique d'un schéma familial raté) par une dose de fantaisie un peu déjantée (finalement, puisque nous sommes en Islande, ça n'a rien d'étonnant !).
Lecture toutefois mitigée, je n'ai pas réussi à me laisser gagner complètement par cette atmosphère incongrue mais j'ai été touchée par de très beaux passages !

Extrait :
"Oui, l'absence et le manque sont des phénomènes des plus curieux. Ma mère m'a probablement manqué depuis ma naissance."

3 commentaires:

  1. Je partage ton avis! C'est un roman sensible qui nous plonge dans une atmosphère étrange, dans laquelle pour ma part j'ai eu plaisir à mon plonger :) j'ai beaucoup aimé toutes les images très oniriques que convoque l'auteure.

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  2. Je suis en plein de dedans et j'aime beaucoup.

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  3. Je garde en tête ce titre, malgré tes réserves, le côté islandais m'attire.

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