12 avril 2016

La grande arche - Laurence COSSÉ

Editions Galimard - collection La Blanche
Parution7 janvier 2016

Ce qu'en dit l'éditeur :
Il existe à travers le monde une légende presque universelle, selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un être humain n'est pas sacrifié. Sinon, le bâtiment s’écroule, et s’écroule toutes les fois qu’on essaye de le remonter. Pour conjurer cette malédiction, il faut emmurer quelqu’un de vivant dans les fondations. On recense plus de sept cents versions de cette histoire. Celle de la Grande Arche de la Défense est la plus récente.
Ce récit brosse l’épopée de la construction d’un des monuments les plus connus de Paris, dont on ignore qu’il fut l’enjeu de luttes politiques au couteau sous le règne de François Mitterrand. C’est surtout le portrait et l’histoire de son créateur, Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois très secret, professeur aux Beaux-Arts de Copenhague.
Lauréat d’un prestigieux concours international en 1983, fêté pour son projet à son arrivée à Paris, cet homme du Nord découvre avec stupéfaction la désinvolture et les revirements à la française. L’affaire finit tragiquement pour lui, alors que se construit ce portique de marbre qui paraît la sérénité même.
Dans ce roman puissant, Laurence Cossé conjugue l’art de la narration romanesque et la précision d’une longue enquête pour évoquer un destin d’architecte parmi les plus beaux et les plus paradoxaux, les plus absolus et les plus violents du XXe siècle. 

Laurence Cossé, née en 1950 à Boulogne-Billancourt, est une écrivaine française, auteure de romans, de nouvelles et de pièces de théâtre.

Ce que j'en ai pensé :
Récit plus que roman, La grande arche évoque le destin de Johan Otto von Spreckelsen, architecte ayant gagné le concours de projets pour construire, dans la perspective de l'Arc de Triomphe à Paris, un monument original et innovant. Un projet initié par François Mitterand qui veut marquer la capitale de son empreinte.
C'est donc autour de luttes politiques et de contraintes techniques que s'organisent ce livre, rapportant les enjeux, les difficultés d'élaboration (on pouvait encore gagner un concours d'architecture sans avoir étudié les contraintes techniques et déterminé la réelle faisabilité !), et la vie tragique de l'architecte.


Plus qu'un roman, cet opus de Laurence Cossé est une enquête qui fait flirter milieux politiciens, tracas technocratiques et problèmes techniques. Pour qui n'est pas intéressé par ces sujets, la lecture s'avère vite ardue, voire pénible, d'autant que le style est assez journalistique, factuel, très éloigné du romanesque même si le personnage de Johan Otto von Spreckelsen inspire de l'empathie (les passages évoquant les différences entre les cultures danoise et française sont éloquents, et le personnage, finalement un peu poète, est sympathique).
J'ai finalement peu apprécié cette lecture, sans doute parce que perdue au milieu des descriptions techniques j'ai fini par m'ennuyer un peu...


Mon article sur l'Express est ici  

2 commentaires:

  1. Il m'attend donc je reviendrai plus tard lire ton billet.

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  2. Je connais bien le milieu archi/concours car j'y travaille, lire qu'on pouvait se passer de la faisabilité et des contraintes techniques, waow !
    ça me plairait peut-être même si je lis rarement des livres en rapport avec mon métier !

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