29 mai 2017

La disparition de Jim Sullivan - Tanguy VIEL

Editions de Minuit 
Parution : 2013
160 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Du jour où j'ai décidé d'écrire un roman américain, il fut très vite clair que beaucoup de choses se passeraient à Detroit, Michigan, au volant d'une vieille Dodge, sur les rives des grands lacs. Il fut clair aussi que le personnage principal s'appellerait Dwayne Koster, qu'il enseignerait à l'université, qu'il aurait cinquante ans, qu'il serait divorcé et que Susan, son ex-femme, aurait pour amant un type qu'il détestait.


Ce que j'en ai pensé :

On dirait qu'on écrirait un roman américain...

" C'est la première scène de mon livre, un type arrêté dans une voiture blanche, moteur coupé dans le froid de l'hiver, où se dessinent doucement les attributs de sa vie : une bouteille de whisky sur le siège passager, des cigarettes en pagaille dans le cendrier plein, différents magazines sur la banquette arrière (une revue de pêche bien sûr, une de base-ball bien sûr), dans le coffre un exemplaire de Walden et puis une crosse de hockey."

Humour et parodie, pastiche, variation sur le livre dans le livre, voila la patte (la plume) de Tanguy Viel. 

Un type, dans le Michigan, planque dans sa voiture devant le domicile de son ex-femme, Susan (aux yeux noirs !! je ne savais pas Tanguy Viel porté sur la botanique !), en écoutant les ballades forcément tristes de Jim Sullivan, disparu en plein désert, peut-être enlevé par des OVNI..

L'auteur revisite les "clichés" du roman américain : le prof de fac, spécialisé en littérature (Moby Dick), qui joue au poker avec ses voisins, a une jolie femme qui le trompe (avec un autre prof), rencontre une serveuse qui tourne des films X (et est accessoirement son étudiante)...

Et je me suis un peu ennuyée ! 

j'ai beaucoup aimé le regard distancié que pose l'auteur sur les romans américains, mais j'ai eu l'impression que Tanguy Viel, malgré tout l'humour et le second degré dont il est capable, s'écoutait écrire...

Un peu comme quand on était enfant et qu'on disait " On ferait comme si..." avec nos poupées. 
Ça ne m'a pas déplu mais ça n'a pas fonctionné non plus ! Dommage !

3 commentaires:

  1. Un avis mitigé de plus... Je passe mon tour!

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  2. le mien ! oui, pareil, chez moi, le soufflé est vite retombé ! dommage ..

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  3. Ah mince. On le présente généralement comme le meilleur de l'auteur pourtant. Comme quoi...

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