16 novembre 2017

Le coeur battant de nos mères - Britt BENNETT

Editions Autrement
Parution : 30 août 2017
Titre original : Mothers
Traduction : Jean Esch
340 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l’élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret.

Dans la lignée d’Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d’ac¬complissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

Brit Bennett, 27 ans, est diplômée de littérature à Stanford. Son premier roman, Le Coeur battant de nos mères, est devenu un best-seller acclamé par la critique. Finaliste de nombreux prix littéraires, Brit Bennett compte désormais parmi les cinq meilleurs jeunes auteurs américains du National Book Award. Le Coeur battant de nos mères sera adapté au cinéma par la Warner.

Ce que j'en ai pensé :

Ces mères qui donnent leur nom au roman, ce sont celles qui forment une sorte de chœur féminin à l'antique, narratrices d'une tragédie qui marque les esprits de ce coin de Californie où s'observent les membres d'une communauté religieuse noire, prompts à s'espionner, à médire et à juger.

Le roman, servi par une narration fluide, dessine l'histoire d'un trio amoureux où l'amour autant que l'amitié servent de toile de fond à une analyse des relations humaines.

Il y est question d'avortement (c'est le fil rouge), d'inceste, de suicide, d'homosexualité, de religion, de féminisme (un peu, je pensais d'ailleurs que cet ouvrage s'inscrivait de façon plus nette dans cet esprit, ce n'est pas exactement le cas) mais aussi d'absence (celle des mères, qu'elles soient mortes ou dépourvues de sentiments), de trahison, de culpabilité, de renoncements et de raison (quelles décisions prendre quand toute une communauté vous épie et vous blâme pour votre comportement ?).

Tous les sujets sont pourtant traités de manière un peu superficielle et cela nuit à la qualité de ce roman qui évite qui évite de justesse l'écueil de trop de sentimentalisme ou de mièvrerie. Un peu plus de profondeur aurait été bienvenue, un roman qui se lit facilement mais qui ne marque pas.


9 commentaires:

  1. Il figurait dans la liste des titres à lire pour la prochaine rencontre du club des lecteurs de la bibliothèque... mais j'ai chaque fois rebroussé chemin. Je ne le lirai donc pas.

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    1. Il n'est pas si mal, mais un peu "léger"...

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  2. De toute évidence, le manque de profondeur marque. Dommage...

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    1. Oui, c'est un peu dommage, mais ça reste très agréable à lire, je ne me suis pas ennuyée !

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  3. Pas très motivant. Je le lirais le mois prochain

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    1. ce n'est certes pas un bouquin "prioritaire" comme je l'ai d'abord cru...

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  4. Quand c'est facile et que ça ne marque pas, je préfère passer mon chemin ;)

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    1. il vaudra peut-être mieux le lire en poche !

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  5. Entièrement de ton avis. De beaux thèmes, mais mal traités. Dommage.

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