3 décembre 2017

Le club des pendus - Tony PARSONS

Editions de La Martinière
Parution : 21 septembre 2017
Titre original : The hanging club
Traduction : Anne Renon
336 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

À Londres, les bourreaux sont de retour.
Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c’est par la corde qu’ils ont décidé de punir violeurs d’enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.
La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s’enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.
Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.



Ce que j'en ai pensé :

Il arrive parfois qu'une panne de lecture surgisse et qu'aucun livre ouvert ne trouve grâce à nos yeux. Dans ces cas-là, rien de tel qu'un polar ! 

J'ai d'abord été un peu circonspecte quant à la couverture rose girly, assez étonnante pour le genre, mais en faisant la connaissance de Max Wolfe, le flic de Londres, je l'ai vite oubliée.

Voila un roman bien noir, comme les triples expressos qu'il avale à longueur de journée ! 

Le lecteur plonge vite dans une enquête sordide où une drôle de justice est rendue par un groupuscule masqué semblant rendre gloire à Albert Pierrepoint, le bourreau anglais. 
Toutes les victimes sont des criminels pour lesquels on peut estimer que les tribunaux ont été cléments. Leurs crimes sont différents mais ont tous plongés des familles dans le désarroi. La justice des tribunaux serait-elle parfois "injuste" ? 

Le polar nous entraîne dans une réflexion sur la peine de mort, sur le Loi du Talion, sur le supposé laxisme des forces de police, sur la tempérance des jugements, et interroge le lecteur : quid de la vengeance ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal ?
Le tout servi par une narration concise, nerveuse, sans fioritures, des personnages intéressants, et une ambiance réussie.

Merci à Sonia de m'avoir prêté (au bon moment !) ce polar que j'ai dévoré en quelques heures, et de m'avoir fait découvrir l'auteur !

10 commentaires:

  1. Je ne suis pas tentée par ce polar, mais je suis vraiment TRÈS contente de te lire à nouveau!

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    1. et je suis TRÈS contente que tu sois là !

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  2. Pareil ! Il faut dire qu'à une époque (la fac) j'ai beaucoup étudié sur la peine de mort, donc aujourd'hui j'ai un avis assez tranché (le mot est bien choisi!) sur le sujet mais tu es la deuxième à dire du bien de ce roman. Et je cherche aussi un lit pour me remettre le pied à l'étrier ! Sinon, comme Marie-Claude, ravie de te lire !!! (je suis morte de rire, j'ai la télé d'allumée, et je vois Elton John chanter "a candle in the wind" avec une perruque sur la tête)

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  3. tu es en panne, toi aussi ? un polar (sans perruque et sans Elton John ?) ??? merci à toi aussi d'être là :o)

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  4. Un polar, et ça repart ;)
    C'est drôle, car la couverture m'avait attirée: la contradiction entre le rose et la corde, étrange!
    As-tu trouvé une nouvelle lecture??
    bonne soirée Virginie, et à très vite!

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    1. couverture étonnante en effet ! je lis pour le Prix Elle, c'est déjà ça !

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  6. Tu as trouvé de quoi te remettre le pied à l'étrier et je m'en réjouis sincèrement ;)

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    1. Merci Jérôme ! et cela d'autant plus que les gens sincères sont rares ! je t'embrasse ;o)

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  7. C'est vrai, rien de tel qu'un bon polar pour se remettre en scelle! pourvu que ça dure :) j'aime bien ce rose bonbon moi!!

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