29 décembre 2017

Un certain M. Pikielny - François-Henri DÉSÉRABLE

Editions Gallimard - Collection La Blanche
Parution : 17 août 2017
272 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

«"Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny…"
Quand il fit la promesse à ce M. Piekielny, son voisin, qui ressemblait à "une souris triste", Roman Kacew était enfant. Devenu adulte, résistant, diplomate, écrivain sous le nom de Romain Gary, il s’en est toujours acquitté : "Des estrades de l’ONU à l’Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l’Élysée, devant Charles de Gaulle et Vichinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n’ai jamais manqué de mentionner l’existence du petit homme", raconte-t-il dans La promesse de l’aube, son autobiographie romancée.
Un jour de mai, des hasards m’ont jeté devant le n° 16 de la rue Grande-Pohulanka. J’ai décidé, ce jour-là, de partir à la recherche d’un certain M. Piekielny.» 

Ce que j'en ai pensé :

Sans doute ma dernière lecture de 2017, la 170ème et une de celles qui m'ont laissée circonspecte. 

J'ai aimé cette recherche par l'auteur d'un obscur presqu'inconnu dans les rues de Vilnius, un barbier juif, violoniste, à la barbe roussie, dont on ne trouve nulle trace dans l'histoire sauf dans La promesse de l'aube de Romain Gary.

J'ai aimé que l'auteur se serve du prétexte de l'existence hypothétique de ce personnage quasi insignifiant pour relater les horreurs faites à la communauté israélite pendant la seconde guerre mondiale. 

J'ai souri des anecdotes vraies ou fausses au sujet de Romain Gary et de l'humour distillé au fil des pages.

J'ai aimé, tout en trouvant que le sujet manquait de profondeur, les parallèles établis entre fiction et vérité dans la littérature, les ellipses.

Mais j'ai beaucoup moins apprécié l'omniprésence de l'auteur, ses digressions, sa façon de tout ramener à lui, voire de se "superposer" à Gary et j'ai trouvé quelques longueurs à ce qui aurait dû rester une fantaisie et qui, parce que trop "patchwork" (récit, roman, biographie ?) se perd un peu... 

1 commentaire:

  1. Tu est due pour un coup de coeur du tonnerre...
    Je t'en souhaite tout un!

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