Editions
de l'Olivier
Parution
: 4 octobre 2018
256
pages
Ce
qu'en dit l'éditeur :
«
Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids
terrible d’une attente folle entre les remparts des montagnes qui
la cernent, mais quelle attente cette épée qu’elle pressent
toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l’écrase – sur
son cœur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout
éclate enfin pour que tout s’arrête. »
Pour
Rosalinde, c’est l’été de tous les dangers. Dans ce village où
l’a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une
saisonnière parmi d’autres.
Travailler
dans les champs jusqu’à l’épuisement ; résister au désir des
hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s’abrutir
d’alcool ; tout cela n’est rien à côté de ce qui l’attend.
L’amitié
– l’amour ? – d’une autre femme lui donne un moment le
sentiment qu’un apaisement est possible.
Mais
ce n’est qu’une illusion.
Ce que j'en ai pensé :
J'avais gardé une bonne impression du premier roman de Catherine Poulain (malgré quelques longueurs).
J'avais
très envie de lire celui-ci, de me plonger dans cet arrière-pays
provençal, au fil des saisons, au fil des "chantiers" de
récolte (cerises, pommes, lavande, olives - dans le désordre !).
J'ai retrouvé la jolie plume de l'auteur qui sait passer d'une sorte de lyrisme à la brutalité en peu de mots, alternant poésie et cruauté pour décrire le monde décalé des ouvriers saisonniers de l'agriculture, leur marginalité, leur soif de liberté qu'ils croient trouver dans des cuites d'enfer au bar du village.
Jusqu'au drame, celui d'un pays dévoré de soleil et qu'une étincelle embrasse et noircit, celui des hommes qui, parfois, ne sont que des bêtes.
C'est rude, c'est tout en aspérités, mais c'est aussi sensuel et plein de tendresse, c'est un beau roman qui confirme le talent de l'auteur.
je fais partie des rares qui n'ont pas tellement aimé Le grand Marin alors j'hésite, j'hésite...
RépondreSupprimerSur le coup, malgré ses qq longueurs, j'avais bien aimé "Le grand marin" pour ce que ça racontait..avec le recul, je ne serai sans doute plus aussi enthousiaste, mais cet opus est plus "vivant"
SupprimerJe n'ai pas lu le grand marin mais celui-ci m'attire davantage.
RépondreSupprimerIl est plus abordable, mais ça reste un roman "pas tendre"
SupprimerJe ne suis pas venue à bout du "Grand Marin", malgré l'intérêt que j'avais pour le sujet. Quelque chose dans le style ne passait pas... Du coup, j'hésite...
RépondreSupprimerJe ne crois pas que ça puisse te plaire, c'est plus plaisant à lire mais tu ne seras sans doute pas "transportée"
SupprimerMerci pour ce bon conseil (et l'économie)!
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