19 février 2013

Mille jours en Toscane - Marlena de BLASI


Je crois que je ne sais pas résister à un roman (et même à un livre de recettes!) qui évoque l'Italie, et plus encore la Toscane ! Cette fois, comme les autres, j'ai craqué sans remords même si le récit de Marlena De BLASI ne semblait rien apporter de plus que les romans de Peter MAYLE ou Frances MAYES...

L'histoire relate l'installation en Toscane d'un couple américano-italien et son intégration dans le village. Fernando a décidé d'abandonner son travail dans une banque vénitienne pour s'installer avec Marlena, l'américaine critique culinaire qu'il a épousée.

La terre est rude en Toscane, rude mais généreuse, à l'image de ses habitants. On suit les pérégrinations du couple au fil des saisons dans une Toscane gourmande : des recettes typiques émaillent les chapitres, on sent l'odeur du romarin, ça fonctionne plutôt pas mal parce que les personnages sont attachants (le "duc" qui les a pris sous son aile et qui raconte aussi "sa" Toscane, Florina l'amie..).

Pas de rénovation de maison comme dans les romans de Frances MAYES même si un four se construit et que des projets se dessinent, on n'est pas dans la même perspective..

Ceci dit, même si ce récit m'a beaucoup plus, je suis restée un peu sur ma faim. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi il s'intitule "Mille jours en Toscane" puisqu'il ne se déroule que sur 4 saisons...et on est parfois pas très loin de la bluette sentimentale..





 

Certains passages m'ont fait réfléchir au fil de ma lecture :

"Ils disent que la vie leur semblait meilleure quand elle était dure. Que la nourriture avait meilleur goût quand elle apaisait une vraie faim. Et que rien ne surpasse le moment où le soleil se lève et celui où il se couche. (...) Ils ne comprennent pas cette avidité de certains à vouloir accumuler, avoir plus que ce qu'on peut consommer.(...) Ils trouvent que leurs voisins ont perdu leur capacité à imaginer ou à ressentir les choses, et même à aimer."

"Cominciamo dal fondo, commençons au commencement. Saint Augustin l'a clairement dit, chacun de nous va mourir. Toute chose pourrira un jour, un arbre, un fromage, un cœur, un corps. Quand on le sait, quand on l'a compris, la vie semble moins importante, ce qui l'est, c'est de la vivre comme on le souhaite."

C'était une lecture agréable, un bon moment qui m'a ramenée en Toscane où je n'ai pas pu aller depuis l'an dernier…et c'était déjà pas si mal !

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