27 janvier 2015

Il pleuvait des oiseaux - Jocelyne SAUCIER

éd Denoël /Folio -179 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêts ont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l'incendie et vivent en ermites au fond des bois. D'abord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l'amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
Ce que j'en ai pensé :
Oh un joli roman ! un roman d'hommes des bois, presque centenaires, vivant à l'écart du monde dans leurs cabanes, ensemble mais pas trop près les uns des autres...Avec des pommes de terre aux lardons et du thé sucré, les souvenirs et la liberté en toile de fond, la mort pas loin mais on s'en fiche, on la moque !
Que de tendresse ! L'amour de la vie, des chiens, de la belle nature tout autour, et de ces femmes qui, chacune à leur manière, va perturber la vie de ce duo-trio dans toute sa rudesse et sa méfiance. 
Le Canada dans son immensité, les grands feux qui ont ravagé plusieurs endroits du pays en 1916, un asile de fous, une photographe dont les chiens ne se méfient pas et de la strychnine, au cas où...
Pas de mélo, pas de leçon, des personnages hauts en couleurs, un peu de folie (et de chansons tristes), beaucoup d'empathie, juste la vie ;o)
Chouette roman ! (et puis quelques expressions typiques !)
Après le "grand feu" de Matheson, 26 juillet 1916
Extrait :
"La boîte était sur la tablette au-dessus du lit de Charlie. Une petite boîte en fer-blanc de forme cylindrique. Elle contenait des cristaux blancs de la taille du sel à marinade. De la strychnine. Du poison à renard, m'ont-ils expliqué, un reliquat de trappe, ça vous tue un renard en trois secondes et un homme en moins de dix.
Chacun avait sa boîte de sel et s'il fallait un jour aider, chacun savait où était la boîte de l'autre" 

3 commentaires:

  1. Hou Hou, une très bonne idée d'intégrer un extrait dans ta chronique, le p'tit duc a un ami qui est parti avec sa petite famille tenir un poste de lutte contre l'incendie au fin fond de cette immensité Canadienne. La ville la plus proche est à 150 kms... Alors je lirai ce livre pour m'imprégner un peu de cette vie si particulière. Merci à toi, @bientôt. Grybouille.

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  2. Un livre magnifique, un vrai coup de cœur pour moi. Une belle description des hommes et de la nature, de l'amour et de l'espoir. Splendide.

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  3. Un coup de cœur ce roman et une belle leçon de vie aussi. Et en plus c'est bien écrit

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