26 janvier 2015

L'emprise - Marc DUGAIN


éd Gallimard -  314 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Un favori à l'élection présidentielle, le président d'un groupe militaro-industriel, un directeur du renseignement intérieur, un syndicaliste disparu après le meurtre de sa famille, une photographe chinoise en vogue... Qu'est-ce qui peut les relier? Lorraine, agent des services secrets, est chargée de faire le lien. De Paris, en passant par la Bretagne et l'Irlande, pourra-t-elle y parvenir? Rien n'est moins certain. Neuf ans après La malédiction d'Edgar, Marc Dugain nous offre une plongée romanesque sans concession au cœur du système français où se mêlent politiques, industriels et espions.
Né au Sénégal en 1957, Marc DUGAIN 
est un romancier et réalisateur français
Ce que j'en ai pensé :
Je n’ai pas l’habitude de lire des romans dont l’histoire se noue sur fond de politique. J’ai peiné sur les premières pages de celui-ci, le trouvant long et morne. Et puis, au fil des pages, je me suis prise au jeu des intrigues politiques, des magouilles pour atteindre le pouvoir, des coucheries illégitimes. La tension monte peu à peu sur fond de scandale sanitaire, de trafics d'énergie nucléaire, de menace chinoise et islamiste, d’espionnage…
L’écriture quoique classique explore avec finesse les rouages de la politique française et on ne peut s’empêcher d’établir certains parallèles entre la narration et la réalité. Certaines phrases sonnent très justes, mettent en exergue le malaise ambiant, pointent du doigt tout le machiavélisme des hommes qui gravitent à la tête du pays et leur extrême solitude aussi. L’ensemble n’est pas sans rappeler l’Affaire Karachi et le financement de la campagne présidentielle de Balladur.
J’ai trouvé que le titre du roman était particulièrement bien choisi, chacun exerçant un pouvoir, une influence sur la vie des autres, pouvant construire, soutenir et puis détruire, réduire au silence tant par la mort que par le chantage…
Seul bémol, ce n’est donc pas un livre très gai ni très « rassurant » sur ce que les élites pensent ou font de la République et de ses citoyens…Une République malade, sclérosée par la corruption et des citoyens impuissants, déresponsabilisés, ne trouvant pas leur place et manipulés jusque dans leur consommation par une mondialisation qui s’accélère…

2 commentaires:

  1. Ah, voilà un titre qui m'intéresse. De quoi s'énerver un peu plus contre ce système qui m'exaspère ! Je le note.

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  2. J'adore cet auteur, je te conseille Avenue des géants si tu ne l'as pas lu, il est génial :)

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