8 mars 2015

Les nuits de Reykjavik - Arnaldur INDRIDASON

titre original : Reykjavíkurnætur
traducteur : Eric Boury
Ed Métailié - 260 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Erlendur le solitaire vient d’entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques… Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d’un clochard qu’il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l’accident et l’affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l’entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville. On découvre ici ce qui va faire l’essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem. En racontant la première affaire d’Erlendur, le policier que les lecteurs connaissent depuis les premiers livres de l’auteur, Arnaldur Indridason dépasse le thriller et écrit aussi un excellent roman contemporain sur la douleur et la nostalgie. De roman en roman, il perfectionne son écriture et la profondeur de son approche des hommes. Un livre remarquable.

 Arnaldur Indridason est né à Reykjavík le 28 janvier 1961. 
Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de films
 puis il se consacre à l’écriture.
Ce que j'en ai pensé :

Voila ! Je suis fan ! Après "Etranges rivages" où j'avais découvert ce drôle de flic islandais, j'avais hâte de me plonger à nouveau dans ses enquêtes. 
Cette fois, le roman est un "préquel", un zoom arrière sur la jeunesse d'Erlendur à ses débuts dans la police avec la patrouille de nuit de Reykjavik. Et c'était assez déroutant de lire ses interrogations sur la disparition de son petit frère en ayant lu juste avant "Etranges rivages" qui résout presque le mystère.

Mais, comme avec le précédent, ça fonctionne ! Pas de violence, si on exclut celle liée à la misère des sans-abris et des femmes battues, une enquête lente sans rebondissements, un flic toujours aussi taiseux mais également humain, sensible, blessé, qui s'attache aux disparitions inexpliquées. Un hommage à Reykjavik où les nuits d'été libèrent une frénésie de fêtes et de plaisirs, où l'alcool fait des ravages.

J'ai aimé le rythme de la narration, sans précipitation, et cette enquête qui révèle un Erlendur tenace, incertain, fragile.

1 commentaire:

  1. Décidément, celui là, il va falloir que le lise ! je n'arrête pas de le dire, mais faut que je le fasse !

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