7 mars 2015

Humeur noire à Venise - Olivier BARDE-CABUÇON

Ed Actes sud - 320 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Des pendus qui se balancent sous les ponts de Venise comme autant de fleurs au vent, un comte que l’on a fait le pari d’assassiner dans son palazzio. Autant de raisons pour que Volnay, le commissaire aux morts étranges, quitte Paris et réponde à l’appel au secours de Chiara, son ancien amour. Il espère aussi, par ce voyage, chasser l’humeur noire de son assistant, le moine hérétique, plongé dans une profonde dépression.
Mais, dans la Venise du XVIIIe siècle qui agonise lentement en s’oubliant dans de splendides fêtes, les rencontres et les événements ruissellent d’imprévus. Une jeune fille travestie en garçon, un auteur de théâtre, un procurateur de Saint-Marc manipulateur et son énigmatique fille entament le plus sombre des bals masqués.
Entre rêve et réalité, tragédie et comédie, Volnay et le moine se retrouvent confrontés à des assassins non moins qu’à leurs démons. Avec cette quatrième enquête du commissaire aux morts étranges en forme de parenthèse vénitienne, Olivier Barde-Cabuçon délaisse le temps d’un roman le royaume de l’intrigue pour la ville des masques.
Ce que j'en ai pensé :
Depuis la parution de "Casanova et la femme sans visage en 2012, j'attends avec impatience chaque nouvelle enquête de Volnay, le commissaire aux morts étranges. J'ai aimé "Messe noire" et "Tuez qui vous voulez". Je me réjouissais donc de la parution de ce 4ème volume. 

Et, je ne sais pas pourquoi, ça n'a pas aussi bien fonctionné...Il m'en reste une sorte de déception, de confusion, comme si cette fois, l'intrigue avait eu moins de ressort, que l'histoire ait été plus terne, moins travaillée.
Ce n'est sans doute pas le cas parce que l'enquête sur la mort d'un patricien vénitien est habilement écrite mais celle sur les pendus, qui n'occupe pas  toute la narration, m'a parue tellement accessoire que je l'avais oubliée et que j'étais surprise de la retrouver, résolue, en fin de roman !
Il m'a semblé aussi que Volnay était moins sympathique, plus intériorisé encore que dans les opus précédents et j'aurais aimé plus d'action, moins de mélancolie. 
Venise est un théâtre parfait pour cette aventure où les faux-semblants s'accumulent ; on croise d'ailleurs Goldoni, créateur de la comédie italienne moderne et qui s'amuse de tous ces caractères à observer.

Ça reste une lecture très agréable, plus fantaisiste que les romans de J-F Parrot qui se déroulent à la même époque, et ce n'est pas cette toute petite déception qui m'empêchera de continuer à lire cet auteur ! 
  200ème article sur ce blog ;o)

1 commentaire:

  1. Je m'attendais à de l'enthousiasme ... et flop ... ok, je n'ai pas encore lu Messe Noire, je vais plutôt rattraper mon retard

    RépondreSupprimer