22 avril 2015

Sagan 1954 - Anne BEREST


éd Stock - 192 pages
 Ce qu'en dit l'éditeur :
1954. Françoise Sagan est une jeune fille de dix-huit ans comme les autres, ou presque. Le 15 mars, l’éditeur René Julliard publie le premier roman de Françoise Quoirez, dite Sagan, Bonjour tristesse, et tout change. Françoise devient riche et célèbre, noctambule et légendaire, culte et pourchassée.
2014. Romancière, Anne Berest se revêt « de la vie de Françoise pour oublier la sienne », et tisse sa jeune existence enlacée à celle de son aînée. Nous avons alors tout à la fois un roman, une biographie et une autofiction où, sous la plume merveilleuse d’Anne Berest, les vies de ces deux jeunes femmes n’en font plus qu’une. Et surtout, dans le miroir que vous tend le passé, le mythe Sagan rencontre l’éternelle jeunesse.
Anne Berest, née en 1979, publie son 
premier roman, La Fille de son père, en 2010
Ce que j'en ai pensé :
Quand ce roman est paru au printemps 2014, j'avais été tentée parce qu'il parlait de la jeunesse d'un écrivain que j'aime beaucoup, ce "charmant petit monstre" de Sagan. J'avais lu la très bonne biographie que lui avait consacré  Marie-Dominique Lelièvre (Sagan à toute allure, Paris, Denoël, 2008) et j'étais fascinée par cette drôle de femme, scandaleuse, libre que j'avais découverte comme tout le monde avec Bonjour tristesse. 
Et puis la perspective qu'offrait la quatrième de couverture, à savoir le mélange avec l'histoire personnelle d'Anne Berest et de sa déception amoureuse m'avait retenue, je n'aime pas trop les autofictions...
La sortie en poche m'a donné l'occasion de me plonger dans ce que l'auteur refuse de qualifier de biographie pour la nommer "histoire" et j'ai d'abord aimé sa façon d'appréhender les débuts de Françoise Sagan en littérature, appréciant l'échelle temporelle arrêtée en 1954, comme une parenthèse.
Je me suis pourtant agacée de bricoles : si l'auteur imagine avec plus ou moins de succès, j'ai été presque gênée de ne pas y retrouver quelques anecdotes très connues (le choix du pseudo où la remarque de son père, contée par Sagan plus tard, est totalement éludée) et j'ai été presque "stupéfaite" de lire certaines choses comme "l'odeur de l'encre fraîche étrangle le cou de Françoise" (hein ???)...
L'ensemble, s'il se lit agréablement (ouf ! l'histoire perso d'Anne Berest n'est pas si envahissante, même si parfois ses réflexions paraissent saugrenues) m'a pourtant semblé un peu inachevé et finalement je ne sais pas si ce roman a plu au fils de Sagan qui l'avait "commandé"...

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