12 mai 2015

L'amour est une île - Claudie GALLAY

éd Actes Sud - Août 2010 - 352 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
C’est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu’elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L’homme qu’elle a tant aimé, et qui l’a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu’il dirige.
Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d’un auteur inconnu, mort dans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune sœur Marie – une écorchée vive – vient elle aussi d’arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d’espérances confuses… ou de questions insidieuses.
Car autour de l’œuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent dans la souffrance.
Plongée au cœur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l’on quitte, des îles qu’on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d’un été lourd de secrets.


 Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié   
L’Office des vivants (2000), Mon amour, ma vie (2002), 
Les Années cerises (2004), Seule Venise (2004), Dans l’or du temps 
 (2006) et Les Déferlantes (2008) ainsi que  L’amour 
est une île (2010) et Une part de ciel (2013).
 Ce que j'en ai pensé :
En 2003, l'été de la canicule, j'étais en vacances à Avignon. Je me souviens des affiches déchirées sur les murs et des slogans scandés par les intermittents. Pour cette raison, mais surtout parce que j'aime beaucoup l'écriture de Claudie GALLAY, j'avais très envie de lire ce roman.
J'aime son style si particulier, phrases courtes mais fortement évocatrices, ses personnages écorchés, fragiles et ce roman n'y déroge pas. L'air à Avignon est étouffant, le vent brûlant et le fleuve couleur de boue gronde au-delà des remparts. Les destins se mêlent, les vivants se mélangent aux morts, le présent aux souvenirs, la comédie théâtrale à la réalité brutale, les passions sont fortes et destructrices...
Chaque personnage est taillé au millimètre : Marie et ses piercings et scarifications, avec son deuil en bandoulière ; Odon et sa vie de solitaire ; Mathilde solaire, superbe...Chacun a ses failles, sa part d'ombre.
Un roman très réussi, chargé en émotions !

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