20 juillet 2015

Le soleil se couche à São Paulo - Bernardo CARVALHO

éd Métailié - août 2008 - 176 pages
Titre original : O sol se põe em São Paulo

Traduit par : Geneviève Leibrich
Ce qu'en dit l'éditeur :
A São Paulo, un soir, la propriétaire d’un restaurant japonais aborde l’un des derniers consommateurs et lui demande : “Vous êtes écrivain ?” Cette question inattendue va transformer le client en narrateur d’une histoire vertigineuse qui débute dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale et se poursuit aujourd’hui au Brésil.
Setsuko raconte un banal triangle amoureux : une danse de mort entre une jeune fille de bonne famille, le fils d’un industriel et un acteur ambigu et obscur. Puis, progressant tortueusement vers son centre secret, la trame dévoile une autre intrigue faite d’arrogance et d’humiliation, dont les racines plongent dans l’histoire du Japon en guerre et ses conséquences sur l’émigration japonaise au Brésil.
Peu à peu le narrateur prend conscience que ce récit, concernant un paria, un cousin de l’empereur et l’écrivain Junichiro Tanizaki, est aussi sa propre histoire d’émigré japonais de deuxième génération, fondée sur l’humiliation et l’exil. Il ira jusqu’au bout de cette narration surprenante qui est aussi sa seule chance de rédemption.
Bernardo Carvalho est né en 1960 à Rio de Janeiro. 
Romancier, journaliste et traducteur, il vit à São Paulo.
Ce que j'en ai pensé :
Avec cette dédicace, j'aurais dû me méfier ! São Paulo n'est que la toile de fond et le point de départ de ce roman effectivement très japonais ! 

Un roman qui parle de mensonges, de vies inventées, rêvées, de paravents entre des personnages dont les identités sont truquées, les noms échangés...
Un roman où il est facile de se perdre dans un Japon en guerre et sur une terre d'exil, le Brésil où tout se reconstruit, se dissimule à nouveau...
Un roman dans le roman puisque c'est celui que le narrateur doit écrire et dans lequel il se perd... 
C'est finalement une histoire étonnante, dense, complexe, et qui n'a pour seul "défaut" que d'être plus japonaise que brésilienne !! Pour connaître mieux ce pays, ce n'est sûrement pas le meilleur choix ! Pourtant je suis ravie de cette lecture, intéressante, où Bernardo Carvalho excelle comme conteur !

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