5 juillet 2015

Mai 67 - Colombe SCHNECK

éd Robert LAFFONT - avril 2014 - 270 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
"Le 29 mai 67, tu as noué dans tes cheveux un foulard à motif jaune et bleu et une mèche de tes cheveux s'est échappée de ce chignon retenu par un foulard.
Le sais-tu, toi, que ce jour-là une mèche blonde a glissé de ce tissu serré jaune et bleu ? Je découvre et j'admire tout, ce foulard jaune et bleu, un grain de beauté plat et clair sur ta joue gauche, cette manière que tu as de te tenir debout dans un léger déhanchement, l'odeur mentholée de la lotion que tu appliques sur tes jambes après les avoir exposées au soleil.
Ces mots "dégoûtant', "rigolo' qui étaient si nouveaux et qui ne le sont plus, la première télévision couleur, les premiers cinémas d'art et d'essai, les premières pilules contraceptives, tes jupes beaucoup trop courtes, la chanson "Summer of Love' que l'on écoutait à la radio, tout cela est toujours présent.
Tu me conduis, ce printemps-là, vers la modernité. "

 
Colombe Schneck, née le 9 juin 1966, est une journaliste française de radio, 
écrivain sélectionnée et récompensée par plusieurs prix 
 littéraires et une réalisatrice de documentaires.
Ce que j'en ai pensé :
Je ne garde aucun souvenir précis de "Sa petite chérie", l'autre roman que je possède de cet auteur (l'ai-je lu en entier ?) mais j'avais envie de m'imprégner de cette histoire sur BB, le mythe, LA femme qui osait tout.
J'ai trouvé le roman un peu brouillon et parfois redondant, mais aussi terriblement attachant. Le personnage, totalement imaginaire de F. costumier, amour épisodique de Brigitte Bardot, révèle les failles, les craintes de l'actrice : l'abandon, le manque d'amour...
La peinture de l'époque est intéressante, BB est pourchassée par les paparazzis, indifférente à Alain Delon, au cinéma hollywoodien ; elle s'accommode d'un mauvais mariage, elle est superficielle et toutefois très nature. Elle attire le désir des hommes et la haine des hommes, elle est déjà un symbole.
J'ai tout de même passé un moment agréable, justement parce que l'auteur illumine les failles, le désarroi, la tendresse et pour cette raison, le roman m'a finalement bien plu. 

(et pourtant, la BB actuelle, facho, m’écœure)

Brigitte Bardot et Gunter Sachs









































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