13 septembre 2015

Discours d'un arbre sur la fragilité des hommes - Olivier BLEYS


éd Albin Michel - août 2015 - 304 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Dans la banlieue de Shenyang, ancienne ville industrielle, la famille Zhang vit pauvrement au milieu d’usines désaffectées et d’entrepôts à l’abandon. Pourtant, Wei et les siens détiennent un trésor : le dernier arbre à laque. Leur rêve : devenir propriétaires de leur petite maison, afin d’honorer un serment fait aux parents de Wei, enterrés sous le fameux arbre. Ce rêve est sur le point de se réaliser lorsqu’un grand projet minier menace soudain la famille d’expulsion. Une lutte inégale va alors s’engager opposant l’humble famille aux représentants du puissant capitalisme chinois.
Prenant comme toile de fond les transformations violentes de la Chine contemporaine, Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes revisite la fable du pot de terre contre le pot de fer. Belle et profonde méditation sur les liens qui unissent l’homme et la nature, ce roman, écrit dans une langue magnifique, est un conte réel qui ne laissera aucun lecteur indifférent. 

 Olivier Bleys, né en 1970, a publié vingt livres : 
romans, essais, récits de voyage, BD et roman graphique, 
récit d'anticipation, surtout chez Gallimard et chez Albin Michel.
Ce que j'en ai pensé :
Cet écrivain m'épate ! du Brésil jusqu'à la Chine contemporaine, il se faufile partout avec la même aisance, le même sens du mot juste, dans une poésie et une langue rares, absolument délicieuses ! 
Ça pourrait être le début d'un conte, autour d'un arbre, un très vieux sumac dont la sève permet de fabriquer une laque précieuse, un arbre sous lequel sont enterrés les parents de Wei, tués de la morsure du même serpent.
L'auteur offre un regard sur cette Chine nouvelle, moderniste, phagocytée par la mafia, qui s'oppose au petit peuple, mal logé, mal nourri, mal défendu, une histoire forte où s'opposent le capitalisme et son urbanisation galopante, sa recherche de profits d'une part et le petit monde des "souris" qui grouillent et se cachent, restant à la merci des puissants.
La prose est belle, elle donne souvent l'impression que l'auteur pourrait être chinois tant les images sont évocatrices. Une perle de littérature, étonnante de douceur et d'âpreté à la fois !
Je vais me mettre à la recherche des autres romans d'Olivier BLEYS, sa prose m'enchante, je suis conquise !

7 commentaires:

  1. Je n'avais pas encore entendu parler de ce livre, une belle variété en cette rentrée littéraire !

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  2. Ce livre pourrait beaucoup me plaire :)

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  3. Humm quelle critique alléchante.
    Ce livre pourrait bien me plaire également ! Belle richesse de contenu effectivement cette rentrée littéraire.
    merci Virginie pour cette découverte

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  4. C'est vraiment une douceur (et une vraie fiction, pour une fois !), j'adore l'écriture d'Olivier Bleys !

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  5. J'adore cet auteur (et je te conseille "Concerto pour la main morte" !).

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  6. J'ai adoré aussi Concerto pour la main morte, et si le thème de celui-ci me tente un peu moins, il est tout de même noté.

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  7. @Jérome et @Kathel, je note ce titre, repéré dans la bibliographie de l'auteur ! Ce roman-là est fabuleux, doux et pourtant..plein de questions sur la modernité, l'urbanisme galopant, le capitalisme et la "fragilité" de l'humain dans ce monde qui évolue (trop) très vite..

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