25 septembre 2015

La source - Anne Marie GARAT

éd Actes Sud -19 août 2015 - 378 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
Venue au Mauduit, petit village de Franche-Comté, au motif officiel d’obtenir de la mairie l’autorisation, pour ses étudiants en sociologie, de consulter les archives communales de cette si banale petite bourgade française, la narratrice, hantée par la sombre énigme de son propre passé familial, ignore qu’elle va y faire une rencontre décisive en la personne de Lottie, solide et intimidante nonagénaire, désormais seule occupante de la vaste demeure des Ardenne, construction aussi baroque qu’extravagante édifiée sur des terres de mauvaise assise dans un méandre de la rivière qui coule en contrebas du bourg.
Soir après soir, la vieille dame qui, faute d’hôtel au village, accepte de loger la visiteuse, dévide pour elle l’histoire du domaine où elle est entrée comme bonne d’enfant à l’orée du xxe siècle. Mais faut-il la croire sur parole, elle qui dit n’être que la récitante des fantômes qui ont jadis habité ces murs, ou sont partis vers l’Afrique, le Tonkin ou les forêts du Yukon ? Et que faire du récit de cette conteuse acharnée qui, sans avoir jamais quitté sa campagne, rêve peut-être à haute voix quelque exotique roman de la filiation dont elle contraint la narratrice à devenir la dépositaire ?
Où les histoires prennent-elles source et où vont-elles une fois racontées ? La narratrice, écoutant la vieille Lottie, devine-t-elle en quoi celle-ci va éclairer son propre destin ? Car les récits ni les contes ne sont d’inoffensives machines et leurs puissants sortilèges s’entendent à recomposer jusqu’à la matière même du temps.
 Anne-Marie Garat est née en 1946 à Bordeaux. Elle a été très remarquée,
 ces dernières années, pour sa grande trilogie romanesque, parue chez 
Actes Sud : Dans la main du diable (2006), L’Enfant des ténèbres (2008) 
et Pense à demain (2010). Derniers titres parus : Programme sensible 
(2012), La Première Fois (2013, collection “Essences”), et La Source (2015).

Ce que j'en ai pensé :
Difficile d'écrire une critique sur un roman qu'on a lâché au bout de 150 pages. Difficile de ne pas être déçue, voire dépitée de ne pas apprécier le niveau élevé de littérature de l'auteur qui possède effectivement d'indéniables dons de conteuse, à l'instar de la vieille Lottie du roman...
L'histoire est plaisante, intrigante, elle donne envie de lutter un peu plus, de découvrir les secrets des personnages. Mais à relire plusieurs fois des phrases si longues qu'il faut les reprendre depuis le tout début pour les comprendre tant les propositions relatives sont imbriquées les unes dans les autres (et parfois en "sens" inverse), je me suis lassée. 
J'ai même eu la désagréable impression tout d'abord que je n'étais pas assez intelligente pour un roman aussi exigeant (et c'est frustrant !!) pour admettre que peut-être cette lecture n'arrivait pas au bon moment pour moi (tout aussi frustrant !). 
Je tenterai à nouveau, plus tard...

4 commentaires:

  1. J'ai tenté une fois cette auteure et abandonné aussi. Une écriture trop boursouflée pour moi, je ne me suis pas laisser porter, j'ai sombré !

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    1. Merci Jérôme ! Je me sens moins "seule" sur ce coup-là !! C'est vachement alambiqué comme littérature quand même !

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  2. Je n'ai pas (encore) lu celui-là, mais j'avais adoré "la main du diable" (après, si mes souvenirs sont bons, quelques difficultés pour le démarrer...)

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