18 septembre 2015

Pastel - Olivier BLEYS

éd Gallimard - 25 août 2000 - 336 pages
Prix François-Mauriac de l'Académie française 2001
Ce qu'en dit l'éditeur :
Au milieu du XVe siècle, en Albigeois, Simon est compagnon dans l'atelier de teinture de son père, Lucas Terrefort. Selon l'usage du temps, l'enseigne «Au caméléon» pratique une seule couleur : c'est le rouge. À la suite du vieux maître, le compagnon se destine à devenir teinturier d'écarlate. N'est-il pas «rouge jusqu'à la figure», avec cette tache de vin sur le visage ?
Mais voici que Simon fait la connaissance d'un riche marchand de pastel, Joachim Fressard, qui l'initie au bleu : cette rencontre et l'appel mystérieux ressenti devant une madone peinte d'azur persuadent le compagnon d'abandonner les cuves familiales pour se lancer dans la teinture au bleu de pastel.
Nés du rapprochement des deux hommes, les tissus «à la Vierge» connaissent rapidement le succès. Cependant, Fressard s'avère un protecteur ambigu, prêt à tout pour étendre sa fortune. Un amour frelaté, des confrères hostiles, la terrible confrontation avec son père achèvent de plonger Simon en enfer : tout n'est pas rose au pays de cocagne.
Vif, animé, empreint d'humour et de poésie, le récit caracole derrière Simon Terrefort à la poursuite du bleu idéal : le compagnon risquera tout pour conquérir l'azur sans tache du manteau de la Madone... 

 Olivier Bleys, né en 1970, a publié vingt livres : 
romans, essais, récits de voyage, BD et roman graphique, 
récit d'anticipation, surtout chez Gallimard et chez Albin Michel.
Ce que j'en ai pensé :
Quel talent ! (je l'ai déjà dit ??)
Je crois bien qu'Olivier BLEYS est en passe de devenir un de mes auteurs chouchous, au même titre que Modiano, Jean-Christophe Rufin  ou Olivier Adam ! Je suis une fois de plus épatée par sa capacité à narrer une histoire avec le vocabulaire parfaitement adéquat, à faire vivre des personnages parfaitement campés (les "gentils" et les "méchants" qui ne le sont jamais tous à fait !), à restituer une époque (j'ai aimé que, sans tomber dans le pastiche, l'auteur nous permette de ressentir une ambiance particulière), et surtout à distiller une philosophie légère, agréable, une manière de donner à réfléchir ! Les pasteliers du Moyen Age, âpres au gain, prêts à toutes les vilenies, sont-ils bien différents de certains de nos contemporains ? A quoi sont disposés les hommes de faible condition pour "vivre" ?
Ce roman ne fait pas partie de la rentrée littéraire, je n'ai trouvé pour info que sa récompense au Prix François Mauriac (ce qui en soit, au vu de ces prédécesseurs et successeurs est un moindre mal !), mais...coup de coeur ! 
 

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