28 décembre 2015

Le secret de l'empereur - Amélie de Bourbon-Parme

éd Gallimard - 27 août 2015 - 320 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
En 1555, l'empereur Charles Quint annonce aux dignitaires des Pays Bas qu'il quitte le pouvoir et qu'il transmet sa couronne à son fils Philippe, pour rejoindre le monastère de Yuste, au fin fond de l'Estrémadure. Déçu par un idéal impossible à réaliser, épuisé par des voyages incessants à travers ses royaumes, il se retire du monde pour se consacrer à sa dernière passion, digne d'un prince de la Renaissance : les instruments de mesure du temps. Ce roman est le récit de son renoncement, l'histoire de son règne et de son obsession pour une horloge mystérieuse, dont le fonctionnement et la finalité, soudain, lui échappe. Aucun des maîtres horlogers qui l'entourent ne peut percer le secret de cet incroyable mécanisme. Après avoir étendu son empire sur tout l'espace du globe, parviendra-t-il à percer l'insondable mystère du temps ? Pourquoi l'homme le plus puissant d'Occident, empereur du Saint Empire romain germanique, qui s'est opposé de toutes ses forces à l'Empire Ottoman, et qui fut à l'origine des expéditions qui permirent de découvrir l'Amérique, décide-t-il de quitter le monde ? 

Amélie de Bourbon Parme (née le 13 mars 1977 à Paris) est journaliste et écrivain.
 Docteur en histoire (Université Paris Sorbonne), elle a écrit en 2001 un livre sur
 Louis XVII, son arrière-cousin. Elle a épousé Igor Bogdanoff  en 2009.

 Charles de Habsbourg dit Charles Quint, né le 24 février 1500 à Gand
 et mort le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste
un astrarium tel que conçu en Italie au XIVème siècle
 
Ce que j'en ai pensé :
Lassé de l'exercice du pouvoir et affaibli par des crises de goutte, Charles Quint, monarque chrétien le plus puissant du XVIe siècle, veut se retirer au fond de l'Estrémadure, au monastère hiéronymite de Yuste où il veut consacrer son temps au salut de son âme. Il n'emporte avec lui que certains tableaux (dont celui de François 1er, son ennemi juré !) et sa collection de pendules parmi lesquelles se trouve une drôle d'horloge astronomique dont le mécanisme étrange pourrait bien déplaire à l'Inquisition.
Le roman, à la narration plaisante, évoque le déclin d'un roi, usé par les guerres et les voyages, diminué physiquement, obsédé par sa rédemption mais intrigué par un mystère mécanique qu'il ne comprend pas. Cet astrarium (mélange d'horloge astronomique et de planétarium) est une énigme et permet d'entretenir un (léger) suspens tout au long du livre. Pourtant, à la mort du roi, rien n'est résolu, le mystère de sa conception reste entier et Copernic est tout juste évoqué...Dommage !
Il semble que l'auteur ait (volontairement ?) interverti des personnages : le maître-horloger au service de Charles Quint pendant les dernières années de son règne (en 1555 dans le roman) est nommé Giovanni par l'auteur et vient de Crémone alors que le supposé fabricant de l'horloge mystérieuse serait un certain moine Della Torre. 

En faisant quelques recherches, il s'avère que Gianello Torriani, dit Della Torre, fut embauché dès 1530 par l'Empereur pour réparer un astrarium fabriqué par Giovanni Dondi Dell'orologio (de Crémone) au milieu du XIVème siècle.
Etrange quand on sait qu'Amélie de Bourbon-Parme est historienne, sauf à admettre que la littérature puisse prendre quelques libertés avec l'Histoire ?

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