12 mars 2017

Le cercle - Bernard MINIER

Editions Pocket
Parution : 14 novembre 2013
800 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

 
Bernard Minier, né en 1960, originaire de Béziers, a grandi au pied des Pyrénées. Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Glacé (2011), son premier roman, a reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac. Il a été adapté en série télévisée par Gaumont Télévision et M6 en 2016.
Après
Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), son dernier ouvrage, Une putain d’histoire (2015), a également reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac.
Ses livres, traduits en 18 langues, sont tous publiés aux Éditions XO et repris chez Pocket.

Ce que j'en ai pensé :

C'est fou comme parfois les a-priori vous font passer à côté de certains romans qui se révèlent finalement très bons ! C'est après avoir vu la série télévisée Glacé dont l'intrigue était fascinante que je me suis enfin décidée à lire les thrillers de Bernard Minier, en commençant par Le cercle où l'on retrouve le commandant Servaz dans une nouvelle enquête.

J'ai beaucoup aimé ce flic perturbé par l'évasion de Julian Hirtmann, ancien juge et surtout psychopathe, qui revient rôder autour de lui et de sa fille, étudiante en khâgne à Marsac (ville imaginaire du Sud-Ouest).
Règne une atmosphère pesante et malsaine autour des protagonistes : prof assassinée dans une mise en scène lugubre, drogue, étudiants qui complotent, hommes politiques un peu troubles, liaisons clandestines dans une ville où les ragots vont bon train, et où les manipulations deviennent un jeu macabre. D'autant que se superposent à l'enquête des chapitres relatant la séquestration d'une femme dont on ne comprend pas immédiatement de qui il s'agit...

800 pages qui défilent sur un rythme effréné, addictif et où, en plus de références musicales très noires (Malher toujours mais aussi Marylin Manson), l'auteur glisse quelques piques assassines sur les hommes politiques et leurs petits arrangements !

"Les gens votent, dit soudain la Baleine. Ils croient qu'ils décident... Ils n'ont aucun pouvoir de décision. Aucun. Parce qu'il ne font que reconduire à l'infini la même caste, élection après élection, législature après législature. Le même petit groupe de gens qui décident de tout pour eux. Nous... Et quand je dis "Nous", j'inclus nos adversaires politiques. Deux partis. Qui se partagent le pouvoir depuis 50 ans. Qui font semblant de n'être d'accord sur rien alors qu'ils le sont sur presque tout... Cela fait 50 ans que nous sommes les maîtres de ce pays et que nous vendons au bon peuple cette arnaque nommée "alternance". Les cohabitations auraient dû lui mettre la puce à l'oreille: comment 2 pouvoirs aux options radicalement opposées pourraient-ils cohabiter? Mais non: il a continué à gober l'escroquerie comme si de rien n'était. Et nous, à profiter de ses largesses."

Un thriller efficace !  

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