8 mars 2017

Le maître de café - Olivier BLEYS

Editions Albin Michel
Parution : 3 janvier 2013
352 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Massimo Pietrangeli, maître torréfacteur, miraculeusement sauvé d’un infarctus par une tasse de caffè doppio, annonce à toute sa famille son ultime caprice : entreprendre un voyage au Costa Rica, là où se trouvent les plus belles fèves de café.
Le long cortège familial s’ébranle, guidé par Massimo qui, chaque soir, regagne le cercueil dans lequel il dort… L’étrange équipage progresse lentement. Après Rome, Bologne, Bordeaux, il traverse l’Océan puis la mer des Caraïbes, pour toucher enfin au Costa Rica.

Dans ce roman qui commence sous les lambris du palais présidentiel italien et se termine sur les pentes d’un volcan en éruption, Olivier Bleys, l’auteur de Pastel et du Fantôme de la tour Eiffel, nous donne à lire un merveilleux conte philosophique dont le personnage principal n’est autre que le café.

 
Ce que j'en ai pensé :

Dans ce roman en trois parties, Olivier Bleys aborde le thème de la famille et de la mort à la manière d"un voyage initiatique : à rebours pour le père mourant qui se replonge dans son passé et souhaite retourner au Costa Rica où tout a commencé, et d'une manière plus conventionnelle pour sa famille qui, à le côtoyer dans ses dernières heures, apprend à connaître un père qui fût plutôt absent pendant leur enfance.

Une façon pour chacun d'apprivoiser l'autre et de préparer le deuil (le maître de café, non dénué d'humour, finit même par apprivoiser son cercueil en dormant dedans !).

La narration flirte avec la comédie de mœurs ou la pantalonnade à l'italienne, elle est émaillée de scènes franchement jubilatoires, mais elle est, comme toujours avec Olivier Bleys, maîtrisée au mot près, toujours plaisante.

C'est aussi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le café, ses variétés et sa torréfaction, les mélanges...et bien que cela puisse semble académique, c'est amené sans lourdeur, au fil des souvenirs égrainés par le patriarche. Et en tout cas, on est bien loin du café "what else" de l'ami George C. !

Un roman agréable, au final !

1 commentaire:

  1. je ne connais pas du tout - ah le café, j'en bois pas mal au travail mais peu chez moi (mais je ne bois que ça, je n'aime pas le thé)

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