11 juin 2017

Poupée volée - Elena FERRANTE

Editions France Loisirs
Parution : 2010
Titre original : La figlia oscura
Traduction : Elsa Damien
284 pages

Ce qu'en dit l'éditeur : 

Pourquoi Leda interrompt-elle brusquement ses vacances ? Enseignante à l'université de Florence, seule depuis que ses deux filles sont parties rejoindre leur père au Canada, elle passe quelques semaines au bord de la mer et, parmi les estivants qu'elle observe chaque jour sur la plage, s'intéresse surtout à une famille, une véritable tribu. Elle se lie plus particulièrement d'amitié avec Nina, jeune femme mariée à un homme plus âgé, et à sa fille Elena, qui semblent très complices et comme étrangères à une famille un peu rustre. Cette rencontre constitue pour Leda l'occasion de réfléchir à ses rapports avec ses propres filles, qu'elle a abandonnées pendant trois ans alors qu'elles étaient encore enfants, et à une maternité qu'elle n'a jamais pleinement assumée. Saura-t-elle se montrer à la hauteur cette fois ? Magnifique portrait de femme, Poupée volée est une réflexion lucide sur la difficulté d'être mère, à laquelle l'écriture puissante et viscérale d'Elena Ferrante confère toute son universalité. 

Editions Folio 
à paraître en septembre 2017


Ce que j'en ai pensé :

J'ai trouvé cette version du roman dans une brocante et je regrette presque de ne pas avoir su avant que Folio programmait une parution en septembre, la couverture avec les parasols me plait infiniment. Elle restitue l'ambiance des plages italiennes où se déroule l'intrigue.
La narratrice a décidé de passer ses vacances seules dans un appartement de bord de mer où elle pense mettre le temps à profit pour préparer les cours qu'elle donne à l'université.

On la sent fragile, dès les premières pages, et son personnage n'est pas sans rappeler celui de L'amie prodigieuse (surtout dans le tome 3) : une femme séparée, qui s'est plus ou moins volontairement éloignée de ses enfants et qui se compare toujours aux autres femmes, s'estime peu à sa place dans sa catégorie sociale, renie ses origines populaires et s'agace toujours de la figure maternelle.

C'est d'ailleurs sur le thème de la maternité que l'auteur place ce roman : maternité en échec (sa mère fait honte à la narratrice qui, elle-même, a "abandonné" ses filles), maternité rêvée (elle admire la mère de la petite fille à qui "on" a volé la poupée), maternité exacerbée (Rosaria enceinte jusqu'aux yeux sur la plage). Et cette poupée qui en est le symbole, celui du bébé dont il faut s'occuper et qui fait tout à coup délirer la narratrice...

Etrange roman : j'ai beaucoup aimé les parallèles établis tout en étant souvent agacée par cette narratrice (le même ressenti que pour le tome 3 de L'amie prodigieuse).

4 commentaires:

  1. Parmi les romans d'Elena Ferrante, je ne connais pour le moment que le premier tome de L'amie prodigieuse mais celui-ci m'intrigue beaucoup :)

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  2. Toujours pas lu Elena Ferrante, je me demande si je devrais commencer par celui-là.

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  3. J'ai adoré ce roman et je crois que si je le relisais, je découvrirais de nouvelles choses.

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  4. un coup de coeur pour moi, comme Fleur j'ai adoré ce roman!!

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