8 juin 2017

Sinon j'oublie - Clémentine MÉLOIS

Editions Grasset
Parution : 5 avril 2017
240 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Depuis plusieurs années, Clémentine Mélois collectionne les listes de commissions trouvées dans la rue. Chaque trouvaille est pour elle prétexte à se raconter une histoire. Qui est l’auteur ? Quels sont ses rêves, ses envies ? À partir d’une sélection de 99 listes (reproduites en image et en couleur), voici un portrait drôle et tendre d’hommes et de femmes qui se confient à la première personne, parlent de leurs vies, de nos vies. Grâce à la fiction, la réalité la plus prosaïque donne lieu à l’imagination la plus poétique.

Clémentine Mélois, née le 15 juin 1980, est une artiste plasticienne et écrivaine française.Auteur d’un recueil de pastiches de classiques de la littérature (Cent titres, Grasset 2014) et d’un traité de nihilisme pour la jeunesse (Jean-Loup fait des trucs, Les Fourmis rouges 2015). Elle est aussi l’une des « Papous » de France Culture.

Ce que j'en ai pensé :

Un grand merci aux Editions Grasset et à Babelio Masse Critique qui m'ont donné l'occasion de lire ce drôle de recueil qui me faisait très envie !

Pensez donc ! Un inventaire à la Prévert avec des listes (la plupart de ravitaillement alimentaire) trouvées dans la rue, photographiées sur la page de gauche, auxquelles l'auteur associe des histoires, parfois lapidaires (2 lignes bien senties et tellement justes !).

Voila une idée intéressante ! Pire, carrément poétique ! parce qu'il y a de ça dans ces traces du quotidien, dans ces mémorabilias collectés, ces écritures parfois hésitantes, à l'orthographe parfois fantaisiste (il y a quelques perles dont je me suis régalée).

Un inventaire de tout ce qu'on oublie, un air de nostalgie, un côté décalé à la Pérec, et ces textes qui m'ont touchée, ces inventions d'autres vies (qui peut bien être la personne qui note quelques bricoles à acheter chez l'épicier ?).

Un petit bonheur que ce recueil, une lecture en suspens, arrêtée sur des portraits de gens ordinaires, et même, des accents sociologiques (j'ai souri de cette future adepte du régime hyper-protéiné, une de ces 99 histoires), beaucoup de tendresse aussi ...



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