20 août 2017

Le Diable en personne - Peter FARRIS

Editions Gallmeister - Collection Néo noire
Parution : 17 août 2017
Titre original : Ghost in the fields
Traduction : Anatole Pons
272 pages


Ce qu'en dit l'éditeur : 

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye,  un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.


Ce que j'en ai pensé : 

Pas de bol pour Maya, esclave sexuelle mise sous contrôle par le terrible Mexico, elle est la chouchoute du maire et a entendu ce qu'il ne fallait pas...Quand elle atterrit par hasard chez Leonard, elle croit en sa rédemption : protégée par ce vieux un peu bizarre (il trimballe sa femme -un mannequin de couture habillé- un peu partout et a la gâchette facile). Sauf que Leonard, ancien bootlegger, lui aussi cache quelques secrets...

Le décor est planté : une pute à peine sortie de l'adolescence, un vieux fermier pro de la gâchette, quelques pontes politiques franchement véreux, des flics pourris et des petites mains pour les basses œuvres.

Ça pourrait paraître convenu, a priori, mais c'est vif et rythmé, franchement addictif et nerveux ! 

L'auteur nous plonge au cœur de la Géorgie rurale où les fermiers disputent leur moindre bout de terrain aux spéculateurs, et où moustiques et alligators (quand ce ne sont pas les truands locaux, accessoirement ex-stars de base-ball) se disputent le moindre carré de chair humaine.

J'ai aimé cette narration enlevée (et la traduction impeccable !), l'énergie dégagée par ce polar ; j'ai aimé les personnages (la fragilité de Maya et celle aussi de Leonard, "le diable en personne", derrière sa carapace, alors qu'au cours de la lecture, on ne peut s'empêcher de le redouter...).

Une lecture que je recommande, addictive et fort bien écrite (et traduite !).

4 commentaires:

  1. cool, je l'avais glissé dans mes envies mais je ne connaissais personne qui l'avait lu ;-)

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  2. Un Gallmeister de plus à noter. Ça tombe bien, j'ai supprimé de ma liste "Un histoire des loups"!

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