16 septembre 2017

De beaux jours à venir - Megan KRUSE

Editions DENOEL
Parution : 25 août 2016
Titre original : Call me home
Traduction : Héloïse Esquié
384 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu’au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s’enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans. Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s'endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l’amour d’un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa sœur en révélant à Gary l’adresse du motel. Amy se rend alors à l’évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils. Cette séparation brise le cœur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l’amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

De beaux jours à venir est un roman terriblement juste, touchant et sans complaisance, sur la famille, les sacrifices que l’on peut faire en son nom, et leurs conséquences. Un chef-d’œuvre où l'émotion prend à la gorge à chaque page. 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai lu ce roman il y a quelques semaines. Qu'en dire à présent ? 

J'ai aimé beaucoup de choses, les regards d'Amy et Lydia sur la situation catastrophique, beaucoup moins les apartés concernant Jackson.
Sans doute parce que, mal dans sa peau, il n'a peut-être pas été à la hauteur, parce qu'il a trahi sa mère battue, parce que je l'ai trouvé faible de se réfugier auprès du père maltraitant.  

Pourtant dans la seconde moitié du roman, quand il apprend  à ne compter que sur lui-même, j'ai failli le trouver touchant : ça tourne presque au roman d'apprentissage, il grandit loin de ses repères et sans nouvelles de sa mère et de sa soeur...

mais...

Sans être prude, ça m'a agacée de lire tant de scènes avec ce pauvre garçon, la bite à la main, et ses remords, et ses regrets...
J'aurais pu trouver l'histoire intéressante mais j'ai considéré que la rupture entre "trop de violence conjugale" dans la première moitié (qui finalement, a suscité mon intérêt), et "on oublie tout, on ne parle plus que de l'homosexualité" de la suite du roman, manquait un peu de lien.

Voila ce qui m'en reste. Je me trompe peut-être, et j'aimerais, si vous l'avez lu, que vous me disiez ce que vous en avez pensé.

1 commentaire:

  1. On me l'a offert cet été... On verra bien, mais là, je suis un peu refroidie! Je me trompe ou on dirait que les sujets semblent mal s'imbriquer?

    RépondreSupprimer