15 septembre 2017

Inavouable - Zygmunt MILOSZEWSKI

Editions Fleuve Noir
Parution : 14 septembre 2017
Titre original : Bezcenny
Traduction : Kamil Barbarski
608 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.
Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.

Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie.
Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

Né à Varsovie en 1976, Zygmunt Miloszewski est écrivain et scénariste. Ses romans sont traduits en dix-sept langues. En France, grâce à sa trilogie de romans policiers mettant en scène le procureur Teodore Szacki, il a été finaliste du Grand Prix des lectrices de ELLE, du prix du polar à Cognac et du prix du Polar européen du Point. Dès sa sortie, La Rage (Fleuve Éditions, 2016 ; Pocket, 2017) a reçu le prix Transfuge du meilleur polar étranger.
Ce que j'en ai pensé :

Il me faisait un peu peur ce pavé, non pas pour son épaisseur mais pour le souvenir que j'avais de ma découverte de l'auteur quand j'étais jurée pour le Prix des Lectrices Elle en 2014 : les noms polonais m'avaient un peu perdue alors que j'avais beaucoup aimé l'intrigue !

Plongeant dans ce nouvel opus qui laisse de côté le Procureur Szacki, on suit un quatuor à la recherche d'un tableau perdu de Raphaël. Rien n'est laissé au hasard, ni les premiers chapitres relatifs à l'histoire de ce coin de Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale, ni l'ambiance du roman d'espionnage couplée à quelques passages érudits sur les oeuvres d'art spoliées par les SS.

Je ne suis pas fan de roman d'espionnage mais j'aime les polars historiques "bondissants" et malins, et ce roman a très vite pris l'allure d'un page turner

Le point positif : éviter l'écueil de ressembler à Dan Brown ! Il est même le contraire : pas de fausse érudition, pas de traficotage ésotérique à la limite du crédible, pas de grands effets "meilleure vente du mois" !

Ouf ! me voila soulagée ! 

L'intrigue ne s'encombre pas de digressions sur l'art ou l'histoire (mais les références indispensables sont bel et bien présentes notamment en ce qui concerne le personnage assez sulfureux de Hans Franck, ou à la toute fin, celui de Himmler), digressions qui auraient pu casser un rythme trépidant et addictif ! 

 Zygmunt Miloszewski est bien plus fin, reposant son intrigue sur les interactions de ces personnages presque "assemblés" au hasard, qu'il réussit à rendre attachants, réellement complices, les transformant en "Indiana Jones" des temps modernes, intelligents, intuitifs et l'auteur réussit surtout le tour de force -particulièrement dans un polar- d'instiller une note d'humour très appréciable : regard caustique parfois sur les USA, références cinématographiques en clins d’œil...

La fin ouverte peut laisser présager une autre quête de ce quatuor amateur d'art, et je m'en réjouis !

3 commentaires:

  1. Tu donnes envie ! Je n'ai jamais lu Dan Brown pour tout ce que tu dis, donc là je le note ! ah les noms polonais, ça m'a rappelé mes premières lectures de romans islandais où je me mélangeais avec les prénoms (ni féminins, ni masculins) maintenant ça va !

    RépondreSupprimer
  2. Pas le genre de roman qui m'attire. Dan Brown encore moins remarque !

    RépondreSupprimer
  3. Justement un peu trop " quête du graal" pour moi, peu de choses autour. Maintenant, je ne suis vraiment pas une adepte de ce type de roman

    RépondreSupprimer