18 septembre 2017

Tout est brisé - William BOYLE

Editions Gallmeister
Parution : 7 septembre 2017
Titre original : Everythig is broken
Traduction : Simon Baril
208 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Tout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l'hôpital, elle n'a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu'après un long silence, Jimmy revient à l'improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l'aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l'aise face à sa mère, dans ce quartier de Brooklyn hanté par ses souvenirs ; un profond mal de vivre que ni l'alcool ni les rencontres nocturnes ne parviennent à soulager. Erica, elle, ne veut pas baisser les bras...

William Boyle a grandi dans le quartier de Gravesend au sud de Brooklyn. Il travaille à temps partiel dans un magasin de disques, The End of All Music, à Oxford, Mississippi.

Ce que j'en ai pensé :

Tristesse, solitude, tristesse, solitude, ad lib...

Y a-t-il un brin d'espoir à Brooklyn ? 

Erica supporte quasi seule la convalescence de son père, grabataire et irascible, tandis que sa soeur, Jeannie la hippie s'occupe de son mari malade et, que Jimmy, le fils qu'Erica a eu avec Eddy (homophobe, décédé dune tumeur au cerveau), homosexuel, traîne de partenaire en bar. Elle est seule, irrémédiablement seule, à tout assumer, à tout regretter, à tout rater, notamment ses rapports avec la seule famille qui lui reste.
Jimmy, son fils, est seul, désespérément seul, dans son homosexualité (son père n'a jamais fait que le brimer), dans ses relations avec autrui en mode squatteur, dans son rapport avec sa mère...

Et c'est parfois pesant. 

Toute cette solitude.

Toute cette tristesse.

Toute cette nostalgie de ce qu'on croit avoir été le bonheur (Erica est-elle à ce point aveugle pour prétendre qu'Eddie a aimé son fils homo alors qu'elle a eu sous les yeux toutes les preuves du contraire ?) , de ce qu'on imagine devenir le bonheur (vivre en SDF aux crochets de vieux potes).

Etrange roman, fort bien écrit au demeurant (et sans doute très bien traduit) qui distille tellement de gris qu'on ne sait plus au final si ça agace ou pas, si on a envie de secouer la mère et le fils pour les forcer à se regarder enfin.

1 commentaire:

  1. À ce que je vois, ce n'est pas le genre de lecture automnale idéale... gris et lourd.
    Mais mais mais, je l'attends avec grande impatience, car j'ai adoré "Gravesend", son premier roman. Hâte de voir s'il est si noir que ça!

    RépondreSupprimer