8 janvier 2013

Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de VIGAN

Lucile est morte. C'est Delphine, sa fille, la narratrice, l'écrivain, qui fait l'affreuse découverte. C'est le déclencheur d'une machine à remonter le temps et ses émotions qui n'épargne aucune douleur, aucun des souvenirs parfois cruels qui émaillent son enfance brinquebalée au gré d'une vie de bohème.


Lucile était enfant-mannequin dans des pubs des années 50, issue d'une fratrie nombreuse marquée par les deuils et les non-dits. C'est une femme qui a souffert, peinant à construire sa vie de couple, à s'occuper de ses enfants quand l'alcool, les drogues, la maladie mentale a commencé à la dévaster.


Et Delphine de Vigan, tantôt pudique, tantôt crue, nous dévoile toutes les dérives, les angoisses, raconte l'enfermement en hôpital psy puis la renaissance, jusqu'à l'ultime maladie, le cancer, qui ronge sa mère.

Je n'ai pas pu lâcher le roman, emportée par le flot d'émotions intimes, même si parfois j'ai eu le sentiment d'être un peu le voyeur, mais j'ai souri souvent à l'évocation de l'enfance de la narratrice dans les années 70. Un roman triste et grave, mais pas seulement, une auto-fiction pleine d’humanité. J’ai adoré !

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