19 janvier 2014

Les sept vies du marquis - Jacques RAVENNE


" Le 2 juin 1740, Monsieur Sade, père, quittait le lit de sa maîtresse pour aller faire la connaissance de son fils.
Quatre ans plus tard, le petit Donatien grandit au milieu des dettes, des calomnies, des adultères, seuls cadeaux que son père ait laissés à sa mère.
Que va devenir Sade marié contre son gré à une femme repoussante pour éponger les dettes de la famille ? Qui peut prétendre connaître la véritable histoire de cet écrivain au nom familier et à la réputation sulfureuse ? Un seul entre tous: Joseph Fouché, Ministre de la police. Et cet homme, qui a eu le dossier Sade entre les mains, va révéler au fils aîné du divin marquis toute la vérité sur son père, et sur ses sept vies : libertin sous Louis XV, prisonnier sous Louis XVI, politique sous la Révolution, écrivain sous le Directoire, réputé fou sous l’Empire, Sade a aussi été un grand amoureux follement aimé en retour. Et quant à sa septième vie, vous la découvrirez dans ce roman..."

ça c'est la 4ème de couverture...

On découvre Sade et sa fascination pour les souterrains, pour l'odeur de terre humide. On reconnaît l'écrivain, insatiable de plaisirs et de débauches, farouchement anti-clérical, franchement opportuniste, résolu à tout pour écrire. On s'étonnerait presque de s'apercevoir que finalement il n'était pas plus pervers ni torturé que certains de nos contemporains....
Mais de 7ème vie révélée, rien ! Ou alors je suis trop bête pour n'avoir pas compris quelque secret bien caché ? S'agit-il de la pérennité de son œuvre au-delà des siècles ? Sans doute, je n'ai pas trouvé autre chose...
Ça n'empêche que le roman est plutôt pas mal, fort bien documenté, agréablement écrit, sans trop de scènes crues. Que j'aime toujours beaucoup les textes de Ravenne (avec ou sans son complice Giacometti quand ils commettent des polars francs-maçons !) et qu'on sent par-delà cette biographie romancée la passion que l'auteur a pour Sade en qui il voit un véritable héros de roman bien plus qu'un libertin acharné. 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire