15 janvier 2014

Passion arabe - Gilles KEPEL






Fin 2010, un jeune tunisien s’immole par le feu. Il devient immédiatement un symbole et le déclencheur des « Printemps arabes » qui sonneront le glas des dictatures arabes. Le mouvement, emmené par le peuple, destitue un à un tous les dirigeants des pays arabes, condamne Ben Ali, Kadhafi puis Moubarak et libère l’opinion libre et la démocratie. Partout, les salafistes s’imposent, les djihadistes revendiquent leur part de pouvoir, les conflits s’éternisent.

J’ai pris peur aux premières pages de ce document. Une somme ! Une situation complexe aux liaisons inextricables, aux enjeux énormes (pétrole, pétrole !), un passé qui se mêle à l’histoire présente, une narration sous forme de journal qui tantôt glorifie la supposée supériorité de l’universitaire européen, tantôt s’approche du peuple au plus près jusqu’à en épouser les modes de vie. De ce qu’on peut prendre pour de l’arrogance à l’humilité, mais toujours une intensité, une vraie passion pour les mondes arabes, pour leur culture.
Je ne suis pas certaine d’avoir compris tous les tenants/aboutissants, je suis même persuadée qu’il me faudra le relire pour revoir certains chapitres, pour apprécier plus encore les paysages, l’humanité décrite si justement. Je ne suis donc pas sûre d’avoir aimé, même si je reconnais la grande qualité littéraire de l’ouvrage et sa richesse. 
C'est sans doute pour ça que je ne lui ai donné que 13/20.

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