19 juin 2014

La vie aux aguets - William BOYD

Présentation de l'éditeur :

Pendant la canicule de l’été 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les propos la désarçonnent. Que penser en effet quand votre mère si anglaise, si digne, vous annonce tout de go qu’elle n’est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant Ruth Gilmartin doit s’y résoudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques années, pour tenter de retrouver la sécurité, voire sauver sa peau, Sally-Eva a échafaudé avec soin le plus vraisemblable des mensonges.
Au fil de la lecture du mémoire que lui remet sa mère, Ruth - revenue d'une Allemagne agitée (Rote Armee Fraktion, etc.) terminer sa thèse à Oxford et y élever son petit garçon -, voit sa vie basculer. À qui se fier ? À personne justement, comme le voulait la règle numéro un du séduisant et mystérieux Lucas Romer qui a recruté Eva en 1939 pour les services secrets britanniques. Mais Ruth comprend. Si Eva se découvre maintenant, c'est qu'elle a besoin de l'aide de sa fille pour accomplir sa dernière mission : régler une fois pour toutes son compte à un passé qui, du Nouveau-Mexique à un petit village de l'Oxfordshire, s'acharne à vouloir rattraper une vie, déjà depuis longtemps, habitée par la peur.

 
Mon avis :

J’ai ce roman sur une étagère de ma bibliothèque depuis…2008 ? perdu au milieu de ses quelques 800 congénères, je l’avais oublié ! En cherchant un roman anglais, j’ai remis la main dessus (et aussi sur « La chasse aux lézards », acheté en 1988 et toujours pas lu non plus ! !). Il était temps !

J’ai aimé ce roman d’espionnage à deux voix, celles d’une mère et de sa fille qui alternent au fil de l’intrigue, la première tentant encore la manipulation, obligée de mentir pendant toutes ces années pour rester en vie, se protéger de représailles. Se juxtaposent deux époques, deux modes de vie, deux caractères marqués, deux histoires de femmes.
J’ai également apprécié d’apprendre les manigances des services secrets britanniques distillant fausses infos, documents falsifiés, etc...dans le but d’impliquer les USA dans la Seconde Guerre Mondiale malgré leurs réticences.
On en viendrait presque à se demander si certains évènements actuels ne pourraient pas être remis en perspective quand des états « manipulent » l’opinion publique pour lui faire accepter une guerre !


Ce roman entre dans mes lectures "Juin, mois anglais" ;o)
Et le suivant ? encore un BOYD ou alors un autre ?
Au choix, sur ma PAL : 
« Une place à prendre » de JK ROWLING
« La dernière conquête du Major Pettitgrew » d'Helen Simonson
ou « Le secret d'Edwin Strafford » de Robert Goddard ??

2 commentaires:

  1. j'ai du mal avec les romans de William Boyd, mais celui-ci a l'air vraiment intéressant, peut-être qu'il me réconciliera avec l'auteur?

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  2. oh la la, il me tente beaucoup (d'autant que je sors de l'opération ST de McEwan un peu dans la même veine)

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