1 juillet 2014

Les yeux jaunes des crocodiles (le film)- d'après Katherine PANCOL

 
Synopsis
Deux sœurs que tout oppose. Joséphine, 40 ans, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie; et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un diner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leurs vies.

Il y a 6 ou 7 ans, j’ai lu tous les romans de Katherine Pancol sur une plage de Vendée, les uns après les autres, et j’avais apprécié son écriture, sa manière de raconter des histoires de femmes.

Quand est paru «Les yeux jaunes des crocodiles», je me souviens l’avoir acheté avec enthousiasme mais surtout de l’avoir lu sans y prendre de réel plaisir et avec une pointe de déception, voire d’exaspération. Je n’ai pas ouvert le tome 2 «La valse lente des tortues» qui dort encore dans ma bibiothèque et renoncé à l’envie d’acheter le tome 3, «Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi»…Je trouvais d’ailleurs que les titres devenaient bizarres, ridicules, à l’instar de Patrick Besson qui proposait «Les haricots ne cuisent pas tout seuls dans la casserole» dans un article du Point.
Le livre a pourtant été édité à deux millions d'exemplaires et traduit dans 31 langues...

Bref, j’ai perdu le fil avec cet auteur…jusqu’à ce que ma curiosité soit titillée par l’affiche du film éponyme. Une adaptation ciné avec des auteurs plutôt bons, pourquoi pas ? 
Telerama n’aime pas trop, L'Express non plus, pas plus que  Le Figaro, 20 minutes aime et d'autres encore sans doute...

J’ai donc profité de la «Fête du cinéma» pour me faire ma propre idée !


Le casting est sympa, c’est la bonne surprise. Julie Depardieu est formidable, elle campe une Joséphine asociale et même sa démarche, la tête rentrée dans les épaules, colle parfaitement au personnage. Emmanuelle Béart est parfaite dans le rôle d’Iris, égoïste, arrogante et pourtant tellement fragile. Mention spéciale pour la toute jeune Alice Isaaz qui incarne Hortense, en gamine infecte : elle est si crédible qu’on a envie de la gifler ! ! (je ne me souvenais d'ailleurs pas qu'elle était si infâme et ingrate dans le roman...)

 
Concernant le scénario, je l’ai jugé un peu long (le film dure 2h !), même si je reconnais volontiers qu’adapter un roman aussi foisonnant n’est pas simple…certains personnages, même s’ils étaient intéressants, et certaines scènes auraient peu ne pas apparaître, sauf à imaginer qu’une suite cinéma se prépare (je pense à la romance de Marcel et Josiane) ?
Tout est un peu caricatural (la blonde mondaine/la brune intello ; la rencontre entre Jo et Luca, etc…) mais ça n’empêche pas le résultat d’être prenant ! 
J’ai passé un bon moment et j’ai même mis un peu de temps à me reconnecter à la réalité (pourquoi toutes ces voitures klaxonnent-elles à 20h ? ah oui ! France 2-Nigéria 0……. ! !), bref, c'était plutôt pas mal !

1 commentaire:

  1. J'ai lu quelques romans de l'auteure quand j'étais ado. Adulte, ça ne fonctionnait plus avec moi, je n'ai pas aimé Les larmes jaunes du crocodile. Ma fille est allée le voir au ciné avec mon mari et elle a beaucoup aimé.

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