22 février 2015

Americanah - Chimamanda Ngozi ADICHIE

titre original : Americanah
traducteur : Anne Damour 
éd Gallimard - 522 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
"En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." 
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés, quand tout à coup le fait d'être noir est censé dicter vos réactions et vos pensées ? Obinze partira finalement en Angleterre et, pendant quinze ans aux États-Unis, Ifemelu tentera de trouver sa place au sein d'un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. 
À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant.
Née en 1977, Chimamanda Ngozi ADICHIE est nigériane 
et auteur de 4 romans et d'un recueil de nouvelles. 
Son playdoyer pour le féminisme apparait 
dans "Flawless", chanson de Beyoncé.
Ce que j'en ai pensé :
523 pages entre Nigéria, Amérique et Angleterre, dans une balade où les questions de race, les cheveux, l'argent facile et les rapports humains ont toute leur place au même titre que l'amour, ses bonheurs ou ses insatisfactions.
523 pages de plaisir, d'une littérature féminine et engagée où l'on ne s'ennuie pas une seconde et où tourne les pages avec avidité pour découvrir la suite. Et 523 pages qu'on ferme comme à regret.
J'ai tout aimé de ce roman, de sa couverture si graphique et éclatante, à la plume à la fois nerveuse et indolente de l'auteur, en passant par les émotions si justement décrites, les instantanés de la vie à Lagos ou aux USA (et parfois les caricatures croustillantes des américains bobos ou celles, pleines d'humanité, des migrants sans-papier).
Je me suis laissée bercer par l'histoire sans y chercher de revendications identitaires ou féministes mais j'ai lu avec plaisir les extraits de blog qui sont une sorte de manifeste contre le racisme ordinaire, celui que les Etats-Unis ne parviennent pas à cacher derrière l'élection d'Obama.
J'ai aimé que l'héroîne, qu'on peut identifier facilement comme étant Chimamanda Ngozi Adichie elle-même, passe d'une volonté d'intégration en Amérique à un ardent besoin de retour aux origines. 
Bref, je me suis régalée !

3 commentaires:

  1. J'ai beaucoup entendu parler de ce livre qui doit vraiment être agréable à lire :) Je l'avais découvert en regardant La Grande Librairie ;)

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  2. Je crois que je n'en ai entendu que du bien!

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