24 novembre 2015

Adios Hemingway - Leonardo PADURA

éd Métailié - 11 février 2005 - 156 pages
Titre original : Adios Hemingway
Traduction : René Solis


Ce qu'en dit l'éditeur :
Mario Conde a quitté la police cubaine pour se consacrer à l'écriture et au commerce des livres anciens, secteur très florissant dans La Havane dont la décadence se poursuit inexorablement. Au cours de travaux dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, un cadavre a été déterré. On fait appel au Conde. Dans l'ancien enclos des combats de coqs, le cadavre portait un insigne du FBI, dans la boîte sur la dernière étagère du placard des traces du passage d'Ava Gardner, dans la mémoire des vieux une mitraillette Thompson...
Ce n'est pas facile d'enquêter sur un romancier de la taille de Papa quand on entretient avec son image et ses oeuvres des rapports ambigus d'admiration-haine, mais Mario va retrouver des amis de son grand-père qui lui raconteront ce monstre sacré, malade, généreux, odieux, paranoïaque, inoubliable. Il ira jusqu'au bout de l'enquête, au risque de mettre à mal les idées reçues.
Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. 
Diplômé de littérature hispano-américaine, 
il est romancier, essayiste, journaliste et 
auteur de scénarios pour le cinéma.
 Ce que j'en ai pensé :
L'ex-flic aux velléités d'écrivain, Mario Conde revient dans une enquête autour d'Ernest Hemingway qu'il a croisé un jour au retour de pêche. Cet écrivain américain, et cubain d'adoption, passionné d'armes, de corridas et de combats de coq, peut-il être l'assassin de cet agent du FBI enterré dans sa propriété transformée en musée ?
L'homme, élevé au rang de dieu de la littérature américaine, que Conde admire et déteste tout à la fois, est un personnage tout en exagérations, capable du meilleur comme du pire.
La narration (d'une seule traite, sans aucun chapitre) alterne les points de vue : l'histoire selon Hemingway, selon Conde (et selon Conde qui se prend un peu pour Hemingway !). L'absence de césure permet au texte de gagner en fluidité, de s'immiscer au cœur de la vie de l'écrivain dans ce qu'elle avait de proche avec celle des cubains. 
Beaucoup de rhum et d'amitié dans ce roman, quelques coqs et une culotte noire en dentelle bien convoitée, la solitude et l'amour, la vieillesse et l'écriture.
Un roman, pas tout à fait policier, qui se lit avec grand plaisir ! 

1 commentaire:

  1. j'ai découvert Mario Condé avec Hérétiques, et j'ai bien envie de découvrir ses autres enquêtes...j'ai été un peu déçue par Passé Parfait, mais pas au point de ne pas lire les autres. je note celui-ci

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