19 novembre 2015

Le livre des Baltimore - Joël DICKER

éd De Fallois - octobre 2015 - 450 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c'est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu'en février 2012, il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?
Né en Suisse en 1985, Joël DICKER est le fils d'une libraire et d'un 
professeur de français. Il publie son premier roman en 2010, et 
connaît le succès avec le second, La Vérité sur l'affaire Harry Québert,  
qui remporte, entre autres le Grand Prix de l'Académie Française 
et le Goncourt des lycéens.

Ce que j'en ai pensé :
Revoilà Marcus Goldman ! Le héros de La Vérité sur l'affaire Harry Québert, devenu écrivain à succès, revient sur les traces de son enfance et de cet incident qui bouleverse sa famille et remet en cause tout ce en quoi il a cru.
Dans ce roman à rebours, fait d'allers et retours entre passé et présent, c'est une Amérique mythique qu'il nous offre pour décor de cette saga familiale, un pays dans lequel gloire et fortune semblent à la portée de chacun (et peuvent disparaître soudainement !) et ses personnages, quoique parfois caricaturaux, sont attachants et profondément humains. Au-delà de la fraternité et du succès, c'est la frustration qui domine.
Joël Dicker évoque l'envie et dissèque les sentiments adolescents, de la jalousie à l'amour, de l'amitié à la rancœur
Si les dialogues manquent de panache, voire de profondeur (les échanges amoureux sont carrément "vides" !) il n'empêche que ce roman, presque cinématographique,  est un véritable page-turner et offre quelques belles réflexions sur la société américaine !


Extrait :
«Le cinéma, Goldman, le voilà l’avenir! Les gens ne veulent plus réfléchir, ils veulent être guidés! Ils sont asservis du matin au soir, et quand ils rentrent chez eux, ils sont perdus: leur maître et patron, cette main bienfaitrice qui les nourrit, n’est plus là pour les battre et les conduire. Heureusement, il y a la télévision. L’homme l’allume, se prosterne, et lui remet son destin. Que dois-je manger, Maître? Des lasagnes surgelées! lui ordonne la publicité. Et le voilà qui se précipite pour mettre au micro-ondes son petit plat dégoûtant. Puis, le voilà à genoux et demande encore: Et, maître, que dois-je boire? Du Coca ultra-sucré! hurle la télévision, agacée. Et elle ordonne encore: Bouffe, cochon, bouffe! Et l’homme obéit.»

1 commentaire:

  1. Un roman qui ne m'attire pas du tout. Les pages turner, ce n'est jamais bon signe pour moi, j'ai l'impression que nous faire tourner les pages aussi vite est le signe d'un vrai manque de profondeur (mais je peux me tromper ;) )

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