12 décembre 2015

Etta et Otto (et Russell et James) - Emma HOOPER

éd Les Escales - 21 octobre 2015 - 432 pages
titre original : Etta and Otto and Russell and James
Traduction : Carole Hanna


Ce qu'en dit l'éditeur :
Dans sa ferme du fin fond du Saskatchewan, Etta, quatre-vingt-trois ans, n'a jamais vu l'océan. Un matin, elle enfile ses bottes, emporte un fusil et du chocolat, et entame les trois mille deux cent trente-deux kilomètres qui la séparent de la mer.
« J'essaierai de ne pas oublier de renter. » C'est le mot qu'elle laisse à Otto, son mari. Lui a déjà vu l'océan, il l'a même traversé des années plus tôt, pour prendre part à une guerre lointaine. Il comprend la décision de sa femme mais, maintenant qu'elle n'est plus là, il ne sait plus comment vivre.
Russell, l'ami d'enfance d'Otto, a passé sa vie à aimer Etta de loin. Il ne peut se résoudre à la laisser seule et part à sa suite. Et qui sait, peut-être pourra-t-il chasser le caribou en chemin.

Bercé par le rythme des vagues, Etta et Otto (et Russell et James) vogue du souvenir à l'oubli. Un roman lumineux sur la mémoire, l'amour et la poésie des mots. 

Élevée au Canada, Emma Hooper étudie la littérature et la musique 
en Angleterre où elle vit actuellement. Devenue musicienne, elle joue dans 
différents groupes tout en enseignant à l'université de Bath.


Ce que j'en ai pensé :
A la manière d'un road-trip, ce roman accompagne la fuite d'Etta vers l'Est, vers la mer, en alternant les flash-back et les retours au présent, superposant les personnages (c'est parfois très confus à la lecture : Etta devient Otto), accueillant un coyote qui parle.
C'est un roman qui parle de la vieillesse et de la mémoire, de l'amitié et de l'amour, de la difficulté de réaliser ses rêves, de l'attente. 
Il y a parfois beaucoup de poésie (certains passages témoignant des grands espaces traversés sont agréables à lire), une part de cocasserie, des personnages empathiques mais je suis restée un peu en retrait pour plusieurs raisons : je n'ai pas réussi à m'attacher à Etta (qui perd un peu la boule), ni à Otto (qui m'a paru bien falot) et surtout, j'ai été gênée par la mise en page de ce livre où, pour montrer les sauts dans le temps ou indiquer un changement de point de vue, des paragraphes de quelques lignes se retrouvent tous seuls sur une page à l'intérieur d'un chapitre qui se poursuit sur la page suivante...
Même si l'histoire est plaisante, je n'ai pas accroché véritablement (sur le même thème, j'ai préféré La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi de Rachel Joyce) et je n'ai pas saisi la fin du roman (Etta est-elle morte ?)...

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