11 décembre 2015

Un ciel rouge le matin - Paul LYNCH

éd Albin Michel - mars 2014 - 304 pages
Titre original : Red sky in morning
traduction : Marina Boraso

Ce qu'en dit l'éditeur :
Tableau âpre et ténébreux de l’Irlande du XIXe siècle et de sa brutale réalité sociale, Un ciel rouge, le matin possède la puissance d’évocation des paysages du Donegal où il se déroule en partie. Le lyrisme sombre et poétique de Paul Lynch, qui signe là un remarquable premier roman, en exprime la force autant que les nuances, entre ombre et lumière.
Printemps 1832. Coll Coyle, jeune métayer au service d’un puissant propriétaire anglais, apprend qu’il est expulsé avec femme et enfants de la terre qu’il exploite. Ignorant la raison de sa disgrâce, il décide d’aller voir l’héritier de la famille, qui règne désormais en maître. Mais la confrontation tourne au drame : Coll Coyle n’a d’autre choix que de fuir. C’est le début d’une véritable chasse à l’homme, qui va le mener de la péninsule d’Inishowen à Londonderry puis aux États-Unis, en Pennsylvanie. Pleine de rage et d’espoirs déçus, son odyssée tragique parle d’oppression et de vengeance, du lien viscéral qui unit les hommes à leur terre.
 Originaire du Donegal, Paul Lynch vit aujourd'hui à Dublin. 
Journaliste et critique de cinéma, il écrit régulièrement dans 
le Sunday Times, l'Irish Daily Mail et l'Irish Times
Son premier roman, Un Ciel rouge, le matin (Albin Michel 2014), 
salué unanimement par la presse comme une révélation, a été 
finaliste en France du Prix du Meilleur Livre étranger.
la péninsule d’Inishowen
Ce que j'en ai pensé :
Après mon énorme coup de cœur pour La neige noire (clic pour lire mon billet), j'avais très envie de découvrir le premier roman écrit par Paul Lynch ! 
Moins lyrique, ce premier roman très réussi, est lui-aussi baigné par la lumière d'Irlande, sauvage et cruelle, et par la pluie tour à tour salvatrice ou dévastatrice. Il conte une chasse à l'homme impitoyable, brutale, comme une sorte de western où les hommes s'affrontent, règlent leurs comptes à leurs congénères ou au destin. 

C'est la fuite d'un homme que tout accable, la misère, les maladies, l'incompréhension et une justice quasi féodale.
L'issue, tragique, vient en point d'orgue sceller une histoire écrite d'avance où l'homme n'est rien, malgré les amitiés qui se nouent, malgré l'humanité et la solidarité.
C'est un chant de désespérance, emporté par une narration brillante, enlevée, qui nous plonge au cœur d'une Irlande vallonnée, s'étire sur l'Atlantique et offre une Amérique rude et minérale. 
Un coup de maître pour un premier roman !

3 commentaires:

  1. il faut vraiment que je me décide à découvrir cet auteur!

    RépondreSupprimer
  2. Je suis bien d'accord ! Un coup de maître !

    RépondreSupprimer
  3. Moi aussi j'ai beaucoup aimé "La neige noire". Ton billet me donne très envie de découvrir son premier roman. Il a vraiment l'air d'être tout aussi excellent!

    RépondreSupprimer