10 juin 2016

L'homme de Lewis - Peter MAY

Editions Actes Sud - collection Babel noir
Parution : janvier 2013
Titre original : The Lewis Man
Traduction : Jean-René Dastugue
384 pages 

Ce qu'en dit l'éditeur :
En rupture avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a détruit son mariage, et il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres… il pense pouvoir retrouver dans ces lieux de l’enfance un sens à sa vie.
À peine Fin est-il arrivé qu’on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, faisant du vieil homme le suspect n° 1. Mais celui-ci ne peut se défendre, perdu qu’il est dans les brumes de sa maladie d’Alzheimer, Fin va donc l’aider.
Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit sénile de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, dévoilant le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux enfants orphelins ou abandonnés que l’Église catholique envoyait sur les îles Hébrides.


Peter May, né 1951 à Glasgow en Ecosse, est un scénariste de TV et romancier écossais, auteur de romans policiers. Il habite dans le Lot et il est naturalisé français depuis  2016.

Ce que j'en ai pensé :
Commencer une trilogie par le tome 2, c'est tout moi ! Après la légère déception de Terreur dans les vignes, je me suis auto-convaincue que les trois romans écossais de l'auteur avaient attendu assez longtemps sur ma PAL et qu'il était temps de les "dépoussiérer" ! J'étais persuadée que L'homme de Lewis était le premier de la série...

Alors que le rythme n'est pas trépidant, ce roman parvient à maintenir en haleine grâce à l'alternance des points de vue : l'enquête menée par Fin répond aux souvenirs de Tormod qui entre deux crises d'Alzheimer se remémore son enfance. C'est l'occasion pour l'auteur de revenir sur l'après-guerre en Ecosse où de nombreux orphelins catholiques furent confiés de force à l'adoption ou dans des institutions protestantes. Le roman évoque aussi la société ilienne des Hébrides, les conditions de vie difficiles des paysans et des pêcheurs, mais également les clivages religieux entre catholiques et protestants, la question de la foi...

Même si l'intrigue se devine assez facilement, il reste que cette enquête permet surtout de dévoiler une Ecosse battue par les vents et les embruns, couverte de landes sauvages et de tourbe que la plume amoureuse de Peter May restitue fort bien !

Il faudra donc que je lise le tome 1 (L'île des chasseurs d'oiseaux) et que je découvre le tome 3 (Le braconnier du lac perdu).

2 commentaires:

  1. il faut vraiment que je lise cette trilogie écossaise!
    tu n'as pas eu l'air d'être trop perdue en lisant le tome 2 directement ^^ (mais moi aussi spontanément j'aurais dit que L'Homme de Lewis était le premier tome)

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  2. mais non c'est l'île ! bon je suis allée sur wiki pour être certaine car j'ai acheté le premier tome ! bon en tout cas tu me rassures, la série vaut le coup !

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