1 juillet 2016

Parfois le loup - Urban WAITE


Editions Actes Sud - collection Aces noirs
Parution : Avril 2016
Titre original : Sometimes the wolf
Traduction : Céline SCHWALLER

Ce qu'en dit l'éditeur :
Le shérif Patrick Drake s’efforce de vivre la tête haute dans sa petite ville de montagne, mais un jour sa femme tombe malade. Il est seul à faire bouillir la marmite, alors pour faire face, il se met à avoir de mauvaises fréquentations. Bientôt, il est arrêté et condamné pour l’un des pires crimes qu’ait connu l’histoire locale.
Douze ans plus tard, Patrick entame sa conditionnelle sous l’oeil circonspect de son fils, Bobby, shérif adjoint dans l’ancien bureau de son père. Hanté par les casseroles du paternel, et secrètement rongé par une culpabilité mal placée, Bobby n’a pas eu la vie facile non plus et son mariage s’en ressent. Il a bien cherché à tourner la page, mais les esprits étroits des petites villes ont la mémoire longue. Et peu de temps après sa sortie de prison, une menace terrifiante ressurgit du passé de Patrick. Cette fois, personne ne sera épargné.
De roman en roman, Urban Waite fait montre d’une rare constance. Prose lancinante, personnages forts, paysages grandioses, il suit patiemment la trace ouverte par Cormac McCarthy.


Urban Waite est né en 1981. Il vit à Seattle Son premier roman, La terreur de vivre,  a été salué par Stephen King comme étant "un sacré roman, au rythme implacable".

Ce que j'en ai pensé :

Comment un polar, que je devinais excellent, peut-il me tomber des mains ? Pas le bon livre au bon moment ?
Pourtant, au début, il avait tout pour me plaire : une chasse à l'homme, un magot disparu-détourné, un flic presque pathétique de simplicité. J'ai cru abandonner à moins de la moitié et puis....
Finalement, je me suis laissée emporter par cette histoire et j'ai été séduite !

La narration, un brin lancinante, souvent très lente, a bien failli me décourager ! Elle enveloppe, atténue la violence latente, donne de la profondeur aux personnages, lesquels sont travaillés, fouillés, leurs états d'âme au plus proche de la réalité, dans l'ambivalence des sentiments (jusqu'où est-on prêt à aller pour nos enfants ?).
Il y a aussi ce loup qui rôde, ces hautes herbes de la prairie, cette cabane au milieu de rien, le bar de Silver Lake qui composent un paysage fort, sauvage et pourtant rassurant car familier pour les protagonistes

J'ai eu raison de persister parce qu'au final c'est un très bon polar !

  5ème but marqué par mon équipe pour la Coupe d'Europe des Livres 2016 !

 

4 commentaires:

  1. alors qu'est-ce qui a cloché pour envisager d'abandonner ? car après ce ne sont que des éloges ! son nom m'est familier - il va falloir que je parte à sa rencontre !

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  2. @electra C'est le rythme au début et l'atmosphère un peu bizarre qui m'ont surprise au début de la lecture, à me dire que ça n'était pas très "vivant" et puis, ça s'arrange ensuite et on s'attache à ces personnages...

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  3. Tu as fini par aimer, c'est le principal ;)

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  4. Première fois que j'en entends parler et, je t'avoue, malgré un début difficile, je me laisse tenter. Il a tout pour me plaire. À suivre!

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