3 mars 2018

Dans les angles morts - Elizabeth BRUNDAGE

Editions Quai Voltaire
Parution : 11 janvier 2018
Titre original : All Things Cease to Appear
Traduction : Cécile Arnaud
528 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

En rentrant chez lui un soir de tempête de neige, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre - depuis combien de temps?
Huit mois plus tôt, engagé à l'université de Chosen, il avait acheté pour une bouchée de pain une ancienne ferme laitière, et emménagé avec sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie, en passe d'être repeuplée par de riches New-Yorkais. Ce qu'il a omis de dire à sa femme, c'est que les anciens propriétaires, acculés par les dettes, s y étaient suicidés, en laissant trois orphelins, Eddy, Wade et Cole. 
Dans les angles morts est aussi l'histoire des frères Hale, et celle de la maison de leur enfance. Pour le shérif Travis Lawton, George est le premier suspect. Mais les secrets sont tenaces dans cette enquête où la culpabilité règne en maître.

La prose haletante d'Elizabeth Brundage explore les défaillances enfouies en chacun de nous, susceptibles de nous mener à l'impensable. 

Ce que j'en ai pensé :

Roman ou thriller psychologique ? 
Cet ouvrage oscille entre deux genres, développant d'une part la vie presque ordinaire d'une femme au foyer, échouée dans une ferme perdue au milieu de nulle part, et d'autre part une intrigue révélant la sociopathie d'un des personnages principaux, mythomane et pervers.

Des personnages intéressants, notamment les frères Hale, orphelins de père et mère qui deviennent les témoins involontaires d'un drame qui se noue, ou encore Willis, jeune fille passionnée de poésie, enchainée sans le vouloir à sa propre dépression et à la folie de George.
A noter, dans les "personnages", cette vieille ferme qui semble maudite, qui a sa propre vie et qui donne parfois au roman des allures de conte fantastique !

Pourtant, si l'intrigue est souvent tendue à la manière d'un polar, si la narration est travaillée au cordeau, si le livre restitue l'image d'une certaine Amérique (profs vaguement bobos, cooptation entre milieu social, voile dans les Hamptons), j'ai trouvé que l'ensemble manquait de "nerf", et je me suis parfois ennuyée (fin de la première partie).

 C'est un bon roman mais j'ai tout de même été gênée par le mélange des genres, ou par le côté trop contemplatif. 
 

2 commentaires:

  1. Je retiens que tu t'es ennuyée... dommage !

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  2. Bonjour, comment tu t'es ennuyée? Et bien moi pas du tout. C'est tout à fait le genre de roman que j'aime avec des personnages que l'on n'oublie pas. Bonne après-midi.

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