La photographie de Lucerne - William BAYER

Editions Rivages
Parution : 28 février 2018
Titre original : The Luzern Photograph
Traduction : Pierre Bondil
416 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Tess Berenson, jeune artiste performeuse, emménage dans un vaste loft à Oakland en Californie. La locataire précédente, Chantal Desforges, y a laissé des traces singulières : une croix de Saint André ainsi qu’une sorte de cellule fermée par une grille. C’était une dominatrice qui recevait une clientèle de haut vol. Fascinée par cet univers, Tess envisage d’en tirer une performance. Mais lorsque le cadavre de Chantal Desforges est retrouvé dans le port, Tess se transforme en enquêtrice. Elle ne soupçonne certainement pas que le labyrinthe où elle se perd la conduira à une photographie prise au XIXe siècle : la « Photographie de Lucerne » sur laquelle on voit Lou Andréas-Salomé qui semble fouetter Friedrich Nietzsche… 
 

Lou Andreas-Salomé, Paul Rée &  F. Nietzsche, 1882

Ce que j'en ai pensé :

J'admets. 
J'ai d'abord peiné sur les premiers chapitres superposant l'histoire de la rencontre entre Lou Andreas-Salomé et ce jeune homme bizarre (dont pourtant j'ai vite deviné l'identité !) et celle de Tess, actrice-artiste performeuse qui se retrouve à louer le loft de Chantal, figure du BDSM. Je me suis demandée où la narration voulait en venir, j'ai même trouvé certaines scènes ou évocations un peu glauques. 
Mais le parallèle entre trois époques (1913 à Vienne, 1937 en Allemagne et aujourd'hui à Oakland, Californie) et la qualité de la narration sont vite venues au bout de mes réticences ! 
Un polar à double-lecture qui tisse son intrigue sur la psychanalyse et les perversions, sur la notion de "transfert", au rythme un peu lent qui se calque sur l'introspection et sur le malaise, et à la narration intéressante (Tess Berenson est un excellent personnage, intuitif, parfois torturé, mais résolument moderne).
C'est un très bon polar qui devient rapidement addictif !  

Merci aux Editions Rivages (et à Hind) pour cette belle surprise !

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