Le dit du mistral - Olivier MAK-BOUCHARD

 Editions Le tripode

Parution : 20 août 2020

360 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? L’homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.


S’il se nourrit des œuvres de Giono et de Bosco, 
Le Dit du Mistral n’est pas un livre comme les autres. C’est le début d’un voyage, un roman sur l’amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C’est un récit sur le refus d’oublier, une invitation à la vie où s’entremêlent histoires, légendes et rêves. C’est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d’un univers, un télescope aimanté par les dieux.

 

Ce que j'en ai pensé :

 Fan de chichourle ! Quelle joyeuse, jubilatoire, incursion en Luberon ! 

Et de quelle façon, j'aurais aimé faire partie de cette joyeuse équipée, à creuser la terre de ce coin de Provence, à l'abri du Ventoux et de ses légendes, coincée entre le narrateur et M. Sécaillat, à déterrer des poteries gauloises dans le jardin et à se requinquer d'un aïgo boulido !!

Pour un premier roman, offrir une telle parenthèse au lecteur, rameuter les loups et Hannibal, les 13 desserts de Noël, une source de jouvence et l'accent du pays, donner du corps aux contes et légendes de Provence, être moderne et « patrimoine-compatible » en même temps, faire sourire, permettre d'oublier tout autour en plongeant dans la grotte de la Cabro d'or, ça vaut son pesant de bravos !!

Bravo pour ce roman optimiste (et surtout pas mièvre), bravo pour la générosité des mots, des personnages, bravo pour ce conte qui enthousiasme !

(et bravo aussi pour cette couverture où le « Hussard » a la vedette!)

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