4 février 2018

ADN - Yrsa SIGURDARDOTTIR

Editions Actes Sud - collection Actes noirs
Parution : 3 janvier 2018
Titre original : DNA
Traduction : Catherine Mercy
416 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Elísa Bjarnadóttir méritait d’être punie. Elle devait payer. Mais quelle faute pouvait justifier une telle violence ? On vient de retrouver la jeune femme à son domicile, la tête en­tourée de gros scotch, exécutée de la façon la plus sordide. L’agonie a dû être atroce. Sa fille de sept ans a tout vu, cachée sous le lit de sa mère, mais la petite se mure dans le silence. Es­pérant l’en faire sortir, l’officier chargé de l’enquête se tourne alors vers une psychologue pour enfants. C’est sa seule chance de remonter jusqu’au meurtrier. Ce dernier n’a pas laissé de trace, juste une incompréhensible suite de nombres griffon­née sur les lieux du crime.

Alors que les experts de la police tentent de la déchiffrer, un étudiant asocial passionné de cibi reçoit à son tour d’étranges messages sur son poste à ondes courtes. Que cherche-t-on à lui dire ? Sans le savoir, il va se retrouver mêlé à l’une des séries de meurtres les plus terrifiantes qu’ait connues l’Islande.

Avec ce roman addictif et glaçant, au dénouement inatten­du, Yrsa Sigurðardóttir confirme son statut de reine du polar islandais.


Ce que j'en ai pensé :

ADN, acide désoxyribonucléique,  support de l'information génétique. Elément de preuves dans une enquête criminelle. Vecteur des tares qui pourrait affecter une famille. 

J'adore être surprise par le dénouement d'un polar ! Et là, je me suis régalée ! 
Yrsa Sigurdardottir m'a conquise une nouvelle fois par son sens de l'intrigue et je crois que je vais explorer sa bibliographie !

Faire témoigner une gamine de 7 ans qui a assisté au meurtre de sa mère, ne pas la bousculer, éviter d'ajouter le choc des interrogatoires au traumatisme du crime, faire remonter ses souvenirs pour tenter de comprendre cet assassinat et dessiner le portrait du tueur. C'est la tâche qu'on assigne à ce flic de seconde zone (les enquêteurs principaux et aguerris sont sous le coup d'une enquête interne) qui se serait bien passé d'être sous les feux des projecteurs...

Pour les enquêteurs, l'enquête piétine, et les meurtres se succèdent. (attention, chochottes s'abstenir, les appareils ménagers sont un peu dangereux tout de même, surtout quand ils sont détournés de leur fonction intiale...)

Et les pages de ce polar se tournent, addictives, tandis que le lecteur s'interroge.

C'est habilement mené (mais j'avais déjà dit ça ou presque sur le précédent polar de l'auteur !) et j'ai aimé retrouvé cette atmosphère particulière à l'Islande, le style narratif dépourvu d'inutile, et cette incursion dans la société puisque ce roman évoque la détresse sociale, les abandons d'enfants, les héritages...

Un polar extra, que je recommande !

9 commentaires:

  1. J'ai délaissé les polars ces derniers mois... Je devrais peut-être y revenir? En tout cas, celui-ci a tout pour me plaire.

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    1. tu ne regarderas plus ton aspirateur de la même façon !!

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    2. MDR en lisant ta réponse Virginie ! Je dois aussi retourner dans le monde du polar...

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    3. fais gaffe aussi à ton fer à friser LOL (je sais que Marie-Claude n'en a pas besoin !!)

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    4. Je n'en ai pas besoin, non!
      D'autant plus intriguant, avec cette aspirateur et ce fer à frier... Je sens le craquage imminent.

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  2. Tu as beau le recommander je ne suis pas du tout client pour ce genre de polar (même si j'adore la littérature islandaise^^).

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    1. Dans ce polar, il y a le fameux "rythme" islandais, mais c'est un peu plus hard que Indridason (sans être absolument gore)

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  3. Ton article me donne terriblement envie de découvrir ce polar... Le titre est noté, merci!

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  4. toujours friande de lire des polars islandais, et ce que tu dis de celui-là me donne bien envie de découvrir cette auteure!

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