Le carré des indigents - Hugues PAGAN

 

Editions PAYOT-RIVAGES - Collection Rivages Noir

Parution : Janvier 2022

384 pages

 

 

Ce qu'en dit l'éditeur :

Dans «Le Carré des indigents, nous retrouvons l’inspecteur principal Claude Schneider, protagoniste récurrent des romans d’Hugues Pagan. Nous sommes dans les années 1970, peu avant la mort de Pompidou et l’accession de Giscard au pouvoir. Schneider est un jeune officier de police judiciaire, il a travaillé à Paris et vient d’être muté dans une ville moyenne de l’est de la France, une ville qu’il connaît bien. Dès sa prise de fonctions, un père éploré vient signaler la disparition de sa fille Betty, une adolescente sérieuse et sans histoires. Elle revenait de la bibliothèque sur son Solex, elle n’est jamais rentrée. Schneider a déjà l’intuition qu’elle est morte. De fait le cadavre de la jeune fille est retrouvé peu après, atrocement mutilé au niveau de la gorge.

 

Ce que j'en ai pensé :

Schneider n'est pas un type marrant. Regard gris d'étain et moue indéchiffrable derrière ses lunettes noires. Il ne s'en laisse pas conter. Un flic, dur, sans trop d'émotions visibles, et avec lui, une équipe soudée, un brin hétéroclite (on a les boulets qu'on mérite) avec comme point commun de ne pas trop aimer la hiérarchie.

A priori intègre et droit, a priori incorruptible, pas le genre qu'on amadoue ou qu'on émotionne..jusqu'au meurtre sordide de Betty, gamine qui lui renvoie des flashes de ses amours algériennes, du temps où il était légionnaire.

Drôle de polar. 

Polar d'ambiance, d'abord dans cette France des 30 Glorieuses, avec moultes clopes grillées dans les bureaux de la Police Judiciaire, avec ratonnades et cars de ramassage des SDF. Ça bastonne dans les couloirs.

Polar lent, très lent. Avec les méthodes d'investigation des années 1970, les enquêtes piétinent, hésitent..

Polar triste. Parce que si Schneider n'est pas un marrant, si son ressenti n'est pas lisible, dans la narration, il plombe l'ambiance. Et toute la narration s'en ressent, lente, cafardeuse, comme voilée d'une brume opaque. 

Pourtant, ça fonctionne ! Ce Schneider, vraiment à part, désenchanté, finit par en être attachant, presque plus humain qu'il ne le laisse transparaître, et on s'attache à résoudre l'affaire, à savoir qui a fait du mal à Betty.

1 commentaire:

  1. il faut mieux avoir le moral en le lisant alors ! je le note pour un emprunt en BM

    RépondreSupprimer